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DSK se dit victime d'un "lynchage médiatique"

Le téléphone utilisé par Dominique Strauss-Kahn n'a pas fini de parler. Certains textos évoquent Moscovici, Le Guen et Borgel.

[Mise à jour le 11 novembre à 16h]

Les avocats de l'ancien patron du FMI ont publié ce vendredi un communiqué dénonçant une situation "malsaine, racoleuse, et non dépourvue d'arrière-pensées politiques". Ils estiment leur client victime d'un "lynchage médiatique", et écrivent que Dominique Strauss-Kahn souhaite s'exprimer "non devant un incertain tribunal de l'opinion mais devant ceux qui conduisent l'enquête judiciaire, et demande à nouveau à être entendu le plus rapidement possible" par les enquêteurs, dans le cadre de l'affaire de proxénétisme en lien avec l'hôtel Carlton de Lille.

D'après plusieurs sources, cette audition devrait bien avoir lieu "tôt ou tard".

[Mise à jour le 10 novembre à 12h]

Les puces téléphoniques entre les mains de la police sont décidément bavardes. La presse publie de nouveaux SMS envoyé par Dominique Strauss-Kahn à son ami Fabrice Paszkowski, chef d'entreprise mis en examen pour «proxénétisme aggravé en bande organisée, association de malfaiteurs, escroquerie et abus de biens sociaux» dans l'affaire du Carlton de Lille. 

Pour commencer, une question simple : un SMS peut-il constituer une preuve juridique valable devant un tribunal ?La réponse, avec l'avocat Antoine Chéron, sur notre site.

On ne connaît toujours que les SMS envoyés par DSK, et pas les réponses du chef d'entreprise du Pas-de-Calais. Mais certains, publiés par Libération, évoquent d'autres personnalités du PS, notamment Pierre Moscovici (député du Doubs), Christophe Borgel (secrétaire national du PS chargé des élections) et Jean-Marie Le Guen (député de Paris) : "Parfait pour Mosco. Je te dirai lundi", "Appelle Christophe Borgel, explique lui et demande lui qui tu peux appeler chez Aubry", "Le Guen dit que tu l’as pas appelé", ou encore "Tu me raconteras Le Guen".  

Des textos sans liens apparents avec les parties fines évoquées dans d'autres messages. Les trois hommes ont tous réagi, et ne nient pas des contacts possibles avec Fabrice Paszkowski dans le cadre politique. "J’ai peut-être été en contact avec Paszkowski, comme avec des centaines de militants socialistes", déclare par exemple Christophe Borgel.

Les autres textos sont plus crus. En juin 2009, DSK écrit à son ami "J'emmène une petite faire les boîtes de Vienne (Autriche) le jeudi 14 mai. Ça te dit de venir avec une demoiselle ?". Le 4 juillet, DSK propose à Paszkowski de le retrouver cette fois en Espagne.  "Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boite coquine à Madrid avec moi (et du matériel)?". Fin Juillet 2009, le tour d'Europe des parties fines s'achève à Gand, en Belgique. "A 2 heures du mat, on a pris une bouteille de champagne de plus. Je vais avoir des dettes énormes".

Tout commence en février 2011 : Fabrice Paskowski aurait oublié son téléphone dans un hôtel à l'occasion d'une partie fine. Dominique Strauss-Kahn l'aurait alors récupéré et emmené aux Etats-Unis. Il aurait ensuite, via ce même téléphone, envoyé des textos à son ami.

En mai, l'ancien directeur du Fonds Monétaire internationale aurait envoyé à son ami un "Tu viens accompagné à Washington ?" La réponse de Fabrice Paskowski a été effacée. DSK continue alors avec un "Je la connais ?" Les policiers tentent désormais de récupérer les informations supprimées de la puce du téléphone. 

Toujours dans l'affaire du Carlton, la requête en dépaysement du parquet général de Douai vient d'être rejetée par la Cour de cassation. Les juges d'instruction chargés de l'affaire du proxénétisme de l'hôtel Carlton, à Lille, vont donc garder l'affaire. Le dossier "avance et est très avancé", d'après l'avocat général, Christian Raysséguier. Lors de l'audience, ce dernier a déclaré que le dépaysement serait "une perte de temps". 

Pour l'instant, l'affaire du Carlton de Lille a entraînée la mise en examen de huit personnes. Parmi elles, le commissaire de police Jean-Christophe Lagarde. 

Lu sur l'AFP

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