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Jean-François Copé : "Ayrault est le maillon faible du gouvernement"
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Tirs à vue

Jean-François Copé : "Ayrault est le maillon faible du gouvernement"

Le président de l’UMP était l’invité ce dimanche du Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde/ITELE.

Jean-François Copé dégaine. Comme à son habitude, il a tiré sur le chef de l’Etat et le gouvernement. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le président de l’UMP a la gâchette facile. Ce dimanche, il s’en est violemment pris à François Hollande et à Jean-Marc Ayrault lors du Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde/ITELE. Le député-maire de Meaux de commencer par une accusation englobant l’ensemble de l’exécutif. "Depuis 18 mois, la crédibilité de la parole publique s'est effondrée sur tous les sujets. Aujourd'hui, le constat que font tous les Français, c'est une inaptitude au commandement dans un pays qui a absolument besoin, dans cette période, d'être dirigé", a-t-il déclaré.

Puis Jean-François Copé a réservé sa deuxième salve pour le Premier ministre. Interrogé sur ce qu’il pensait de la remise à plat de la fiscalité annoncée mardi, le député-maire de Meaux a dézingué le chef du gouvernement. "Nous avons vécu une semaine qui montre clairement que Jean-Marc Ayrault est devenu le maillon le plus faible de ce gouvernement, qui est lui-même sur un bateau ivre". 

"Nous avons vu un Premier ministre qui lâche en rase campagne son ministre de l'Economie, qu'il n'informe même pas de ce projet qui vient après 55 milliards de hausse d'impôts sur les Français. Cette même semaine, Jean-Marc Ayrault soutient mordicus son ministre de l'Education nationale sur une réforme en cours, les rythmes scolaires, qui est en train de devenir l'un des plus grands fiasco du gouvernement depuis qu'il est en charge", a poursuivi le président de l’UMP. "Le problème, c'est que la première réforme fiscale possible aujourd'hui, elle s'appelle baisse des impôts. Et moi je ne cautionnerai pas un projet qui ne prévoit pas d'abord une baisse massive des impôts pour rendre du pouvoir d'achat aux entreprises et aux ménages, qui sont aujourd'hui écrasés", a ensuite averti l’ancien ministre.

Enfin, Jean-François Copé a fini son propos en s’en prenant directement à François Hollande. Il estime en effet que l'aptitude au commandement, c'est "avoir une vision pour la France, or je n'en vois aucune autre que celle qui consiste à démolir tout ce qui a été fait avant. C'est ensuite avoir un projet, mais où est le projet si ce n'est une hausse permanente des impôts et un affaiblissement de l'autorité de l'Etat ?" 

"Troisièmement, une incapacité terrible à prendre des décisions courageuses", a insisté le député-maire de Meaux, qui "assume" cependant son soutien au président sur l'intervention militaire au Mali. Et de conclure : "Depuis 18 mois, jamais le gouvernement n'a entendu le moindre message de l'opposition. Je n'ai jamais été reçu par le Premier ministre, ce qui est quand même inouï sachant que je préside le premier parti de France ». Reste à savoir si ce coup de gueule sera entendu par l’exécutif…

Lu sur Europe 1

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