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IVG : l'Assemblée vote un texte qui assouplit la loi Veil sur l'avortement
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Dans la controverse

IVG : l'Assemblée vote un texte qui assouplit la loi Veil sur l'avortement

Après un débat animé, les députés ont voté l'article du projet de loi sur l'égalité femmes-hommes qui supprime la notion de "détresse" pour une femme voulant demander une IVG.

Depuis ce week-end, il s'agit du sujet polémique : la classe politique doit-elle modifier le droit à l'avortement ? A cette question, les députés y ont répondu par la positive ce mardi soir. En effet, l'Assemblée nationale a voté mardi soir l'article controversé confortant le droit à l'interruption volontaire de grossesse. Plus précisément, malgré un vif débat, ils ont voté l'article "5 quinquies C" du projet de loi sur l'égalité femmes-hommes, qui supprime la notion de "détresse" pour une femme voulant demander une IVG. Auparavant, la loi Veil de 1975 instaurait le droit à l'avortement pour toute "femme enceinte que son état place en situation de détresse". Désormais, l'IVG consiste au "droit des femmes à choisir ou non de poursuivre une grossesse".

Mais l'adoption de ce texte de loi ne s'est pas faite dans le calme. La gauche ont fait bloc pour défendre "un toilettage" d'une "formulation devenue obsolète" de la loi Veil de 1975, clamer le droit des femmes à disposer librement de leur corps et dénoncer tout diktat d'un "ordre moral" et tout "retour en arrière" sur l'IVG à l'image de l'Espagne. La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem a notamment souligné que "l'IVG est un droit à part entière et pas une simple tolérance assortie de conditions".

La droite est de son côté apparue plus divisée. Si la majorité du groupe UMP ont plaidé pour supprimer l'article, estimant que cette "modification dogmatique" remettait en cause "l'équilibre" de la loi Veil et refusant toute "banalisation de l'avortement", ce n'est pas le cas de tous les députés. Et notamment de son président, Jean-François Copé. En effet, dans un entretien à Valeurs actuelles à paraître ce jeudi, il affirme : "On ne doit pas toucher à la loi Veil. Elle rappelle le respect de la vie de tout être humain et présente l'avortement comme une exception."  Selon le président de l'UMP, modifier la loi sur l'IVG ne ferait que "banaliser l'avortement". "Comme toujours, le gouvernement cherche à cliver les Français, c'est la technique du leurre", a-t-il ajouté. 

En attendant, le Sénat, qui a adopté ce texte en première lecture le 18 septembre, devrait procéder à sa deuxième lecture à la fin février ou en avril au lendemain des élections municipales.

lu sur 20Minutes

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