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Irma : le gouvernement, critiqué pour sa gestion de la crise, se défend
©AFP

Polémique

Irma : le gouvernement, critiqué pour sa gestion de la crise, se défend

Eric Ciotti et Jean-Luc Mélenchon ont demandé l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire.

Le gouvernement a-t-il failli dans l'organisation de la sécurité à Saint-Martin et Saint-Barthélemy ? Alors que ces deux îles n'ont pas commencé à panser leurs plaies après le passage de l'ouragan Irma, qui les a dévastées mercredi, la polémique enfle sur place et en métropole.

Invité du "Grand jury" LCI/RTL/Le Figaro, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a estimé qu'il "y a une défaillance de l'Etat à Saint-Martin et Saint-Barthélemy". Dénonçant "l'absence" d'un ministre de l'Intérieur "pas à la hauteur", il a estimé qu'on "aurait du mieux prépositionner des forces, des unités de sécurité civile pour protéger les populations, des militaires", notamment pour éviter les pillages. "Il faudra tirer toutes les conséquences de ce qui s'est passé", notamment par le biais d'une "une commission d'enquête parlementaire", a-t-il demandé.

Dans l'émission "Dimanche en politique" sur France 3, le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a tiré les mêmes conclusions. Il a demandé une enquête "pour savoir si l'on a prépositionné des forces militaires et civiles en nombre suffisant, alors qu'on savait que l'ouragan arrivait".

L'ex-ministre socialiste des Outre-mer Victorin Lurel, ancien président de la région Guadeloupe, a noté que "dans la partie néerlandaise de l'île [de Saint-Martin], avec des soldats, l'armée (...) est dans tous les quartiers et (...) contrôle" la situation, ce qui "n'est pas le cas dans la partie française".

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a réagit en déclarant qu'il comprenait "parfaitement la colère" à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy après Irma, mais "qu'« évidemment nous avions mis des militaires, des services de soins, de santé en mobilisation en Guadeloupe, parce qu'il aurait été inopportun de les localiser sur le site à risque". Dans une telle situation, a-t-il ajouté, "la première priorité n'est pas de se mobiliser contre les pillages mais de trouver des femmes et des hommes qui ont besoin d'être sauvés".

"On peut toujours faire plus, mais c'est une île. On ne peut pas, comme en Floride, organiser une évacuation, parce que ce n'est pas possible d'évacuer 80.000 personnes en 48 heures", a-t-il ajouté lors du Grand Rendez-vous d'Europe1/Les Echos/CNews. 

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