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Mohamed Merah est mort : les annonces de Nicolas Sarkozy pour lutter contre le terrorisme
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Fusillade

Mohamed Merah est mort : les annonces de Nicolas Sarkozy pour lutter contre le terrorisme

Le chef de l'Etat s'est exprimé en direct de l'Elysée suite a l'assaut lancé par le RAID contre le tueur présumé de Toulouse. Il a annoncé que les personnes qui se rendraient sur des sites faisant l'apologie d'idéologies extrémistes seraient désormais punis pénalement.

(Mise à jour le 23 mars à 08H19)

Au micro de RTL, François Fillon propose que ces mesures soient adoptées "avant les élections" s'il y a "consensus" entre partis.

(Mise à jour le 23 mars à 05H35)

Valérie Pécresse annonce que ces mesures feront l'objet d'un projet de loi examiné en Conseil des ministres d'ici au premier tour de la présidentielle, le 22 avril, mais ne seront votées qu'après le scrutin.


Le président de la République a annoncé que les personnes qui se rendraient sur des sites faisant l'apologie d'idéologies extrémistes seraient désormais punis pénalement : "Toute personne qui consultera de manière habituelle les sites internet qui font l'apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence sera punie pénalement."

Aujourd'hui, seuls les éditeurs de sites faisant l'apologie de crime de guerre ou incitant à la haine ou au terrorisme peuvent être poursuivis, pas les internautes qui les consultent. En pratique, ces sites étant souvent hébergés à l'étranger, les enquêtes peuvent être longues et difficiles.

De la même manière, les Français qui se rendraient à l'étranger pour suivre des stages d'endoctrinement pourraient aussi être poursuivies pénalement
: "Toute personne se rendant à l'étranger pour y suivre des travaux d'endoctrinement sera punie pénalement."

Nicolas Sarkozy a enfin demandé au ministre de la Justice, Michel Mercier, une étude sur la propagation des idées fondamentalistes en prison.

"Tout a été fait pour traduire [Merah] à la justice, mais il était inconcevable qu'il y ait des morts", a souligné au début de son allocution le chef de l'Etat. "Aujourd'hui, les Français doivent surmonter leur indignation. (...) La France a fait preuve de sang-froid et de détermination. Elle a été unie et rassemblée. Nos compatriotes musulmans n'ont rien à voir avec les motivations d'un terroriste, il faut éviter les amalgames. La République ne tolérera ni embrigadement ni d'endoctrinement à des idéologies sur son territoire", insiste Nicolas Sarkozy.

"Je tiens à remercier les forces de l'ordre, la justice, le ministre de l'intérieur pour son travail", a-t-il déclaré.

13h20 : Nicolas Sarkozy commence son allocution en direct de l'Elysée.

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