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Impact du coronavirus : pas de retour au trafic aérien d’avant-crise avant 2023
©Adrian DENNIS / AFP

Cloués au sol

Impact du coronavirus : pas de retour au trafic aérien d’avant-crise avant 2023

L’Association internationale du transport aérien (Iata) estime que le transport aérien ne devrait pas retrouver son niveau de trafic habituel avant 2023.

Alors que la crise du Covid-19 a eu un impact désastreux dans le domaine du transport aérien, le secteur ne devrait pas retrouver son niveau de trafic "normal" avant 2023 d'après l'Association internationale du transport aérien (Iata). Selon les premières annonces et estimations, un redémarrage sur les liaisons intérieures est prévu pour cet été. Cette période devrait être suivie par une reprise beaucoup plus lente du trafic international, selon des indications en ce mercredi 13 mai de l’Association internationale du transport aérien. Cette organisation regroupe 290 compagnies aériennes.

Pour l'année 2021, cette Association estime que le trafic (mesuré en kilomètres-passagers payants, RPK) devrait être inférieur de 24% au niveau de 2019, sur la base d’une reprise qui pourrait être initiée au troisième trimestre 2020 avec la réouverture de liaisons intérieures.

Dans un scénario plus négatif, où les restrictions de circulation persisteraient au troisième trimestre de cette année, l'Association envisage un trafic en RPK en baisse de 34% en 2021. 

La reprise et la relance du secteur aérien dépendent essentiellement de la vitesse à laquelle les frontières vont rouvrir et du rythme de la croissance mondiale. L’impact sur le segment du voyage long-courrier "sera bien plus sévère et durera plus longtemps", selon l’organisation.

D'après un sondage réalisé par l’Association internationale du transport aérien, 58% des passagers interrogés limiteraient dans un premier temps leurs déplacements à des séjours dans leur pays.

L’organisation a également indiqué qu'elle était opposée à des mesures de quarantaine des passagers à l’arrivée, lors de leur descente de l'avion. "69% des voyageurs refuseraient de voyager en cas de quarantaine de 14 jours", selon une étude réalisée par l'Iata auprès de passagers.

Ces chiffres et ces perspectives font redouter de fortes turbulences dans le secteur aérien et notamment sur les questions économiques et sur le front de l'emploi. Des licenciements massifs et des plans de départs volontaires sont redoutés dans de très nombreuses compagnies aériennes si le secteur n'est pas en mesure de redémarrer rapidement dans les prochains mois.  

Le Figaro

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