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Grèce : le gouvernement approuve le plan d'austérité
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Grèce : le gouvernement approuve le plan d'austérité

Malgré la démission de l'extrême droite, le plan de rigueur devrait être voté ce dimanche.

[Mis à jour le 11 février à 9h40]

Le gouvernement de coalition grec a approuvé le plan d'austérité dans la nuit de vendredi à samedi.

Des sources indiquent que l'accord pourrait être soumis au Parlement dès ce dimanche.

Vendredi, le Premier ministre Lucas Papademos avait mis en garde contre un risque de "chaos incontrôlé" sans l'approbation d'austérité.

Il faut dire que six ministres ont déjà démissionné pour manifester leur opposition aux mesures de rigueur exigées par l'Union européenne et le Fonds monétaire international. Le Premier ministre avait souligné que "quiconque était en désaccord avec le plan de rigueur ne pouvait rester au gouvernement". L'extrême droite grecque, le Laos, a officiellement retiré son soutien au plan de rigueur.

Lucas Papademos dispose tout de même de la majorité pour faire adopter le plan au Parlement.

Parmi les mesures prévues : une réduction de 22% du salaire minimum, une suppression de 15 000 emplois publics et des coupes sur les retraites.

Les contestataires ont appelé à manifester ce dimanche devant le Parlement.

La Grèce n'a pourtant pas le choix : l'approbation du plan de rigueur est une condition pour pouvoir recevoir les 130 milliards d'euros du plan de sauvetage de l'UE et du FMI.

[Mis à jour le 10 février à 16h]

Le parti d’extrême-droite Laos a finalement décidé de retirer son soutien à la feuille de route signée entre le gouvernement grec et la troïka (UE, FMI, BCE). C’est ce qu’a annoncé vendredi le leader de la formation, Georges Karatzaferis, à la suite de nouvelles manifestations, notamment devant le Parlement.

Le Laos ne votera donc pas le plan au Parlement, ce qui ne devrait pas empêcher son adoption, le parti ne disposant que de 16 députés, sur les 252 constituant la majorité d’une chambre de 300 membres.

Georges Karatzaferis a néanmoins dit qu’il maintenant son soutien au Premier ministre Lucas Papademos, à la tête d’un gouvernement d’union nationale auquel participe le Laos avec les conservateurs de la Nouvelle démocratie et les socialistes. Il laisse libre le chef du gouvernement de décider s’il souhaite se séparer des quatre ministres d’extrême droite.

[Mis à jour le 9 février à 14h40]

Les partis politiques grecs sont arrivés à un accord sur l’austérité selon des sources gouvernementales. Mario Draghi, le président de la Banque central européenne a confirmé la nouvelle lors se sa conférence de presse à Bruxelles : “j’ai eu un appel du chef du gouvernement grec il y a quelques minutes, m’assurant qu’un accord avait été trouvé", a-t-il dit.

Cet accord était attendu depuis hier soir. La feuille de route élaborée par le gouvernement grec et la troïka (UE, FMI, BCE) doit permettre à la Grèce de bénéficier d’une aide de 130 milliards d’euros cruciale pour éviter le défaut de paiement, en contrepartie de nouvelles mesures d’austérité. 

[Mis à jour le 9 février à 6h]

Les chefs de partis de la coalition gouvernementale grecque étaient réunis mercredi pour avaliser les mesures d'austérité proposées par les créanciers du pays.

La réunion s'est interrompue au bout de 8 heures, après le départ du chef du parti d'extrême droite Laos.

Un communiqué du Premier ministre Lucas Papademos indique que les chefs des trois partis gouvernementaux sont tombés d'accord sur "tous les points du plan sauf un", celui qui porte sur la réduction des retraites.

Le Premier ministre espère boucler un accord avant ce jeudi soir.

C’est une dernière étape qui, si elle est franchie comme escompté, devrait permettre à la Grèce de respirer. Les leaders des trois partis politiques soutenant  la coalition au pouvoir, dirigée par le Premier ministre Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE, ont depuis mercredi matin en main un document d’une cinquantaine de pages qui présente les grandes lignes de l’accord conclu, au terme de longues négociations, entre le gouvernement et les créanciers du pays publics du pays, à savoir l’Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Le socialiste Georges Papandréou, le conservateur Antonis Samaras et le leader d'extrême droite Georges Karatzaféris doivent donner un "accord de principe", à l’issue d’une réunion qui se tiendra mercredi après-midi, prélude d’un vote au Parlement pour approuver le plan. Celui-ci permettra à la Grèce de débloquer une nouvelle aide de 130 milliards d’euros, qui est censée lui éviter un défaut un paiement.

En échange de l’aide, la Grèce se prépare à de nouveaux jours difficiles et à des mesures qui sont déjà très impopulaires : le salaire minimum baissera de 20 à 22% , à environ 500  euros pour par moins de 325 000 personnes, les retraites complémentaires subiront des coupes de 15%, et 15 000 emplois seront supprimés dans le secteur public.  Ces mesures doivent permettre de rétablir l'équilibre budgétaire du pays. Des manifestations ont eu lieu mardi dans plusieurs villes du pays. Des élections législatives sont prévues en mars ou avril, et pourraient profiter à la Nouvelle démocratie, le parti de droite d’Antonis Samarras.

Lu sur l'Express

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