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Génocide au Rwanda : début d'un procès historique
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Justice

Génocide au Rwanda : début d'un procès historique

Ce mardi, vingt ans après le génocide de près de 800 000 personnes, la France juge pour la première fois un Rwandais accusé de complicité dans ces massacres.

Pascal Simbikangwa est-il un membre du premier cercle du "hutu power" derrière le génocide au Rwanda ou un simple admirateur du président Juvénal Habyarimana, dont la mort fut le déclencheur du génocide qui a eu lieu il y a vingt ans ? C'est principalement à cette question que le procès qui s'ouvre ce mardi en France devra répondre. Car pour la première fois, la cour d'assises de Paris juge un Rwandais pour les crimes qu'il est supposé avoir commis durant cette période. Auparavant, la France, dont le rôle durant ce drame est souvent critiqué, ne prenait pas partie.

Concrètement à partir de ce mardi, et ce pendant six à huit semaines, Pascal Simbikangwa, 54 ans, comparaît pour avoir "contribué, en connaissance de cause, à la pratique massive et systématique d'exécutions sommaires et autres actes inhumains ainsi qu'au génocide", selon l'acte d'accusation. Il est donc accusé de complicité de génocide et complicité de crimes contre l'humanité commis entre avril et juillet 1994. Aujourd'hui paraplégique, cet ancien capitaine de l'armée rwandaise risque la prison à perpétuité.

En clair, l'accusation lui reproche d'avoir, à Kigali et dans sa région natale de Gisenyi, province d'origine du président Habyarimana, organisé les barrages auxquels étaient filtrés et exécutés les Tutsi et d'avoir donné des instructions et livré des armes à ceux qui les tenaient.

Ses avocats,  maîtres Alexandra Bourgeot et Fabrice Epstein, dénoncent un dossier où "les seules accusations sont des témoignages", soulignant que leur client "nie les faits depuis le début" et "ne comprend pas pourquoi il est là". De plus, pour sa défense, ce procès est bien trop politisé.  "Il y a une pression des autorités rwandaises sur la France", et "une pression monstrueuse des parties civiles" à l'origine de la plainte, dénoncent les avocats. "On a l'impression que c'est les 20 ans du génocide des Tutsi et que donc il faut condamner Pascal Simbikangwa", pour "en faire un exemple".

lu sur Le Monde.fr

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