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Gendarmerie : une division spécialisée dans l'analyse prédictive permet de prédire la délinquance dans le temps et l'espace
©Reuters

Comme dans une boule de cristal

Gendarmerie : une division spécialisée dans l'analyse prédictive permet de prédire la délinquance dans le temps et l'espace

"L'objectif est d'optimiser le ciblage face au développement de la criminalité pour être le plus pertinent possible"

Le 21 mai dernier, Bernard Cazeneuve a inauguré le nouveau site dédié aux investigations du Pôle judiciaire de Gendarmerie nationale à Cergy Pontoise, dans le Val d'Oise. Une structure flambant neuve de 20 000 m2 basée sur plusieurs hectares accueillera désormais le Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N), l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) et le Service central du renseignement criminel (SCRC), cette dernière entité étant dotée d'une division spécialisée dans l'analyse prédictive.

Qu'est-ce que l'analyse prédictive ? 

"On est loin du schéma caricatural de Minority Report", plaisante le Lieutenant-colonel Patrick Perrot, chef de la Division analyse et investigation criminelle du Service central du renseignement criminel. Le SNRC est une équipe d'une dizaine de gendarmes formés pour mesurer les tendances de la délinquance dans le temps et l'espace en se basant sur des données collectées. "On ne peut pas dire qu'un individu est préprogrammé pour commettre un meurtre. Nous travaillons sur le développement de faits, leur étendue et les axes les plus importants à surveiller. C'est une analyse de l'espace qui est fondamentale en gendarmerie" explique le Lieutenant-colonel Perrot à Europe 1. Les gendarmes surveillent donc les statistiques de l'Insee, le nombre par exemple de retraités ou de bénéficiaires du RSA par ville, ainsi que les données économiques et sociales des banlieues, des quartiers résidentiels et de différentes infrastructures. "Toutes ces données-là sont prises en compte pour voir comment évolue la criminalité, car c'est aujourd'hui avant tout une problématique sociale et économique". Le Lieutenant-colonel précise que "l'objectif est d'optimiser le ciblage face au développement de la criminalité pour être le plus pertinent possible dans [leur] surveillance" et que les gendarmes déployés sur le terrain sont demandeurs de ces données pour être plus efficaces.

Lu sur Europe 1

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