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Nicolas Sarkozy est en garde à vue depuis ce mardi matin
Nicolas Sarkozy est en garde à vue depuis ce mardi matin
©Reuters

Qui dit quoi

Garde à vue de Nicolas Sarkozy pour trafic d'influence présumé : les réactions politiques

L’ex-chef de l'Etat est convoqué pour expliquer le rôle qu’il a pu jouer dans l’affaire de trafic d’influence présumé, révélé après son placement sur écoute par la justice, en septembre 2013, dans le cadre d'une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale 2007.

Selon une source judiciaire, Nicolas Sarkozy a donc été placé en garde à vue ce mardi matin dans un dossier de trafic d'influence présumé, une première pour un ancien chef de l'Etat sous la Ve République. Les commentaires politiques ont afflué.

A gauche

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement sur iTélé

"La justice enquête, elle doit aller jusqu'au bout, Nicolas Sarkozy est un justiciable comme les autres (...) J'ai même été accusé d'être à la tête d'un cabinet noir. Ceux qui font ça veulent essayer de donner l'impression que c'est ailleurs que ça se passe. Ce feuilleton que vous laissez imaginer comme étant avec des rebondissements continus faits pour déstabiliser Nicolas Sarkozy, c'est d'abord des faits. On doit y voir clair".

Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale

"Les amis de Nicolas Sarkozy devraient faire attention à leurs déclarations : si nous menaçons les uns et les autres par nos déclarations une institution républicaine comme la justice, c'est vraiment quelque chose qui ne rend pas service à l'ensemble de la Nation. La justice fait son travail et nous avons tous intérêt à la laisser faire son travail (...) Que la justice puisse démontrer que personne n'est au-dessus des lois renforcera le lien entre la justice, la démocratie et l'opinion publique" 

François Rebsamen, ministre du Travail, sur France Culture

"Avec Nicolas Sarkozy, on est habitué à l'inédit. Hier, c'étaient de hauts magistrats (...) aujourd'hui l'ancien président de la République. C'est une affaire sérieuse, mais je n'ai pas à apporter de commentaire. Il y a une action judiciaire, j'attends d'en voir les conclusions, mais disons que la période a été marquée quand même en matière de dépenses financières, de non respect des règles, par des excès qui se retrouvent aujourd'hui devant la justice".

Julien Dray, conseiller régional Ile-de-France sur Europe 1

"Il y a des procédures judiciaires, elles sont en cours, et à partir du moment où le nom de Nicolas Sarkozy a été au cœur de ces procédures, il y avait nécessité pour lui de s'expliquer et pour la justice d'avoir les éléments nécessaires pour comprendre le rôle et la place qu'il a joués dans toute cette affaire. (...) Le fait d'être entendu n'est pas une preuve de culpabilité. C'est pour lui la possibilité de s'expliquer sur le fond du dossier".

A Droite

Valérie Rosso-Debord, UMP sur BFMTV

"C'est un véritable acharnement. On voit bien qu'à chaque fois que Nicolas Sarkozy envisage ou parle de son retour en politique, un nouvel épisode judiciaire éclate. Cela commence à devenir lassant pour ses supporters comme pour les Français. Car sur le fond il n'y a rien. Regardez l'affaire Bettencourt ou Karachi".

Georges Fenech, député UMP du Rhône et ancien juge d'instruction sur iTélé

"C'est le moment de crever l'abcès. Je me réjouis finalement qu'enfin, la justice ait accéléré. On se souvient, dans l'affaire Bettencourt, de la mise en examen de Nicolas Sarkozy qui a abouti à un non-lieu ensuite. Il faut comprrendre que les juges doivent procéder à toutes ces auditions", a insisté l'ex-magistrat. "On est dans un cadre normal de procédure, il ne faut pas en tirer d'autres conclusions".

"Je ne me réjouis pas évidemment qu'il ait été placé en garde à vue mais ce n'est qu'une mesure technique. Le trafic d'influence est une infraction rare et très difficile à tenir, je reste tout à fait confiant sur l'issue de cette procédure, mais il fallait en passer par là. Il n'y a à attaquer ni les magistrats ni les enquêteurs. Il ne faut pas envenimer les relations entre les magistrats et les politiques, il faut au contraire faire confiance aux juges".

Sébastien Huygue, député UMP, sur Twitter

Au centre

A EELV

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