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François Rebsamen se confie avant son départ : "personne n'est arrivé à endiguer la montée du chômage"
©Reuters

Bilan

François Rebsamen se confie avant son départ : "personne n'est arrivé à endiguer la montée du chômage"

Alors qu'il quittera ses fonctions de ministre du Travail début septembre, le nouveau maire de Dijon dresse le bilan de son action dans une interview à l'AFP ce mercredi.

"On ne s'exonère pas de sa propre responsabilité. Mais depuis Borloo, parmi tous les ministres du Travail qui se sont succédé, que ce soit MM. Woerth, Bertrand, Darcos, Hortefeux, Sapin, personne n'est arrivé à endiguer la montée du chômage. Le ministre du Travail est en bout de chaîne, il ne peut pas, à lui seul, endiguer la hausse du chômage". La phrase lâchée par François Rebsamen dans un entretien à l'AFP ce mercredi ressemble fort à un constat d'impuissance. A l'heure du bilan, pour le ministre du Travail qui quittera ses fonctions début septembre, difficile de lutter contre le chômage et il rappelle donc qu'aucun de ses prédécesseurs ces dernières années n'est parvenu à endiguer la hausse du chômage.Façon de se dédouaner ?

 

Cependant, pour lui, le ministre "peut lancer un certain nombre de dispositifs pour préparer sa résorption quand l'économie repart. C'est ce que nous avons fait" se défend-t-il croyant à une baisse du chômage. "Si la croissance atteint entre 1,2 % et 1,5 %, comme prévu, à la fin de l'année, mécaniquement, le chômage baissera. S'il n'y a pas de croissance, ce ne sera pas le cas. On est tributaire, en partie, de la croissance" explique-t-il.

A la question de savoir quelle trace il laissera, Rebsamen répond fièrement "la loi sur le dialogue social, une loi de progrès social". "Elle modernise le dialogue social au sein de l'entreprise, en renforçant la participation des salariés à la vie de l'entreprise. Ça, ça restera. Incontestablement. Et on aura en même temps assoupli, facilité, simplifié la vie des entreprises. Je pourrais citer deux avancées qui me touchent particulièrement : la simplification du compte de prévention de la pénibilité et le début de reconnaissance du syndrome d'épuisement professionnel, le « burn out ». Voilà des choses qui resteront" lance-t-il.

Enfin sur le nom de son successeur, le nouveau maire de Dijon n'établit pas de pronostics. "Je ne donne pas de nom et je ne me permets pas de juger ceux qui ont été cités. Mais je pense qu'il faut être en lien étroit avec le président et le Premier ministre. Il faut avoir la ligne directe avec eux" soutient-il.

 

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