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François Hollande livre son "testament" politique dans un entretien fleuve
©BERTRAND GUAY / POOL / AFP

Fin de règne

François Hollande livre son "testament" politique dans un entretien fleuve

À l'occasion d'un "entretien testament" accordé à l'hebdomadaire Le Point, le président de la République évoque longuement son quinquennat et l'élection présidentielle.

Quelques semaines avant son départ de l'Élysée, François Hollande s'est confié à Franz-Olivier Giesbert dans un entretien exclusif à paraître dans l'hebdomadaire Le Point, jeudi 13 avril. Le journaliste, qui s'attendait à rencontrer un président fatigué au terme de son mandat, évoque au contraire un homme en bonne forme : "Le chef de l'État ne doit pas être bien flambard après cinq ans de lapidation permanente. Ô surprise, François Hollande est brillant, je veux dire qu'il brille comme un soleil, un œuf de poule ou un pommeau de canne astiqué avec amour". 

Dès les premières lignes de l'entretien, François Hollande évoque les grands axes de ce "testament politique" au terme d'un mandat marqué par son impopularité : "Je voulais être président pour agir et, une fois élu, j'ai rempli pleinement ma fonction face à tout ce qu'il m'a fallu affronter : les guerres, le terrorisme et les réformes sociales, économiques, administratives que j'ai menées", confie-t-il. 

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Interrogé sur son rapport au pouvoir, et sur les "courtisans" successifs qui l'ont entouré, le chef de l'État poursuit : "J'ai deux principes. D'abord, je fais confiance, peut-être trop dans certains cas, mais je considère qu'il n'y a pas de pouvoir possible quand on est dans la défiance. Ensuite, je suis insensible à la flagornerie et à la courtisanerie comme je le suis aux critiques et aux attaques. En vérité, je sais qui je suis et ce que je fais". 

À quelques jours de l'élection présidentielle, François Hollande esquisse également quelques conseils à l'attention de celui ou celle qui lui succédera : "Dans des circonstances exceptionnelles comme celles que nous vivons, la France a surtout besoin d'un chef d'État honnête qui se maîtrise et soit capable de ne pas confondre sa personne avec le pays. Il ne doit pas s'autoriser à faire n'importe quoi sous prétexte qu'il serait au-dessus des autres". 

Faisant référence à Jean-Luc Mélenchon, le président tient à mettre en garde les Français contre les "simplifications" et les "falsifications" : "La rhétorique de nos contempteurs pousse à changer les règles. Jouons un autre match, disent-ils, changeons l'arbitre, cassons les tribunes, brûlons le stade et culbutons la démocratie. Et il y a péril face aux simplifications et aux falsifications qui font que l'on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte. Moi, ce que j'ai voulu faire, face à tous ces délires, c'est faire prévaloir la raison". 

Lu sur Le Point

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