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François Fillon était l'invité de l'émission "Des Paroles et des Actes"
François Fillon était l'invité de l'émission "Des Paroles et des Actes"
©Reuters

Débat

François Fillon à "Des Paroles et des Actes" : "c'est une élection qui a été truquée, volée"

Durant 2h20 d'émission, l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy a été interviewé sur ses ambitions présidentielles et sur les dissensions qui ont traversé l'UMP suite à l'élection du président du parti en novembre dernier.

L'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy a tenté durant l'émission de France 2 "Des Paroles et des Actes" de faire entendre sa voix, d'expliquer le chemin politique qu'il veut emprunter : "C'est par devoir [que je veux devenir président de la République]. Je le fais car je pense que c'est mon devoir de proposer des solutions. Il faut changer le logiciel politique qui est le notre, sans quoi il n'y a pas d'espoir d'arrêter ce lent déclin, c'est une civilisation qui risque de s'effacer de cette planète."

Economiquement, François Fillon a prouvé qu'il était un libéral. Sa conviction première en matière de réforme économique est de supprimer la durée légale du travail, à partir du moment où il y a des négociations dans chaque entreprise. Il préconise aussi de travailler davantage, tout en étant payé moins en expliquant : "Sans amélioration de la compétitivité de l'économie, le chômage va continuer à progresser." De plus il est favorable à un départ à la retraite à 65 ans, ou encore à un durcissement des conditions d’indemnisation du chômage en France.

Réaliste, il a expliqué qu'il ne reviendrait "pas sur la loi sur le Mariage pour tous", précisant que "c'est totalement irréaliste de demander son abrogation." Cependant, il a expliqué que "c'est un texte sur lequel il faudra revenir sur la question de la filiation, en particulier la PMA et la GPA."

Sur les autres questions sociétales il est apparu conservateur : que ce soit sur l'immigration dont il pense qu'elle doit être réduite,  tout comme sur les salles de shoot auxquels il est opposé.

Mais ce débat, quoi que peu animé, n'a pas manqué de quelques petites piques. A l'encontre de Jean-François Copé, en particulier par rapport à l'élection de à la présidence de l'UMP qu'il juge extrêmement sévèrement : "c'est une élection qui a été truquée, volée, qui ne s'est pas déroulée dans des conditions démocratiques." Il s'est de plus refusé à dire que Jean-François Copé était le président légitime de l'UMP.

A l'encontre de Nicolas Sarkozy, il a dit que "l'avenir du pays n'est pas une question de révérence", tenant de prouver son affranchissement de celui dont il a été le premier ministre durant 5 ans, mais affirmant néanmoins avoir "du respect, de l'amitié" pour l'ancien chef de l'Etat.

Quant au gouvernement actuel, il a surtout été évoqué durant le débat qui a eu lieu entre François Fillon et Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget. Selon lui, le gouvernement n’est pas à la hauteur de l’état actuel de la France, et de la crise qu'il traverse : "Vous avez balayé tout ce que nous avons mis en œuvre”  a-t-il ainsi déclaré. François Fillon a également critiqué le président de la République actuelle : "Le problème de la France ce n'est pas Nicolas Sarkozy, c'est François Hollande."

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