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Financement des législatives de 2012 : Marine Le Pen soupçonnerait Christiane Taubira d'être impliquée
©Reuters

Le jeu de la conspiration

Financement des législatives de 2012 : Marine Le Pen soupçonnerait Christiane Taubira d'être impliquée

Selon Le Figaro, la présidente du FN remettrait en cause l’impartialité de la juridiction d'instruction.

Marine Le Pen victime d'un complot ? Visée par une enquête sur le financement de ses comptes de campagne des élections législatives de 2012, la présidente du Front national a demandé "à la chambre criminelle de la Cour de cassation de vérifier l'impartialité de la juridiction chargée d'instruire" rapporte Le Figaro. Selon le quotidien, si Marine Le Pen a refusé de se présenter devant les juges Ruymbeke et Buresi le 13 octobre dernier, ce serait parce que cette dernière soupçonnerait le cabinet de Christiane Taubira d'être directement mêlé. Ainsi, la présidente de FN remettrait en cause l'impartialité de la juridiction d'instruction. 

Selon les avocats du Front national, cités par Le Figaro, il s'agirait d'un "procès d'intention" visant à discréditer la légitimité du parti. Ces derniers ont évoqué l'une des questions posées au trésorier du parti, laquelle fait allusion au recrutement de candidats et on dit leur client "choqué" de devoir se justifier quant à la "pratique du jeu démocratique". "Le but du FN n'était-il pas de recruter un maximum de candidats afin d'obtenir un maximum de voix, car celles-ci conditionneraient sa subvention publique des cinq années suivantes?".

Par ailleurs, le FN estimerait que la justice procède à un "détournement de procédure" pour pouvoir le mettre en examen. Les avocats du parti, avancent que le fait de ne pas pouvoir interdire l'acceptation de dons illicites (conformément à la loi), aurait poussé les juges à mettre en examen le FN "pour les mêmes faits qui lui étaient reprochés initialement lors de la première convocation annulée du 6 mai 2015". Il s'agirait d'une manipulation "discriminatoire" selon la défense.

Enfin, les avocats ont rapporté que les juges avaient expliqué instruire "sur instructions du parquet général et sous la pression du cabinet de Madame Taubira" ajoutant que durant l'interrogatoire de Frédéric Chatillon, le "représentant du parquet qui assistait à son audition, était en possession des questions des juges d'instructions qui lui étaient posées", ce qui constitue une "violation des obligations d'indépendance et d'impartialité".

Lu sur Le Figaro

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