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Fillon fustige le service national de Macron
©CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Présidentielle

Fillon fustige le service national de Macron

L'ancien Premier ministre estime que les militaires ont autre chose à faire que de gérer des "centres aérés pour que les jeunes puissent gambader".

Ce vendredi 31 mars, François Fillon a vivement critiqué le service national obligatoire d'un mois prôné par Emmanuel Macron. Selon le candidat de la droite, les militaires avaient autre chose à faire que de gérer des "centres aérés pour que les jeunes puissent gambader". "Nos armées ne sauraient être un instrument socio-éducatif et servir à assumer des missions de mixité sociale qui devraient être avant tout gérées par l'Éducation nationale", a-t-il martelé.

Le leader d'En Marche ! a chiffré le coût de son projet entre deux et trois milliards d'euros par an. Il impliquerait, selon ses détracteurs, une trop forte mobilisation des militaires, déjà très engagés sur de multiples théâtres d'opérations, pour l'encadrement des jeunes. Taxant ses adversaires d'"immaturité" ou d'"irréalisme", François Fillon s'est posé de son côté en homme d'expérience, comme ancien Premier ministre (2007-2012) et ancien président de la Commission de la Défense à l'Assemblée nationale.

"Notre pays ne peut pas se permettre de confier cette responsabilité (de chef des armées) à un président de la République qui se prétend lui-même immature, inexpérimenté, ou à un président enfermé dans des schémas idéologiques irréalistes", a asséné François Fillon. "Nous ne pouvons-nous permettre d'appliquer aux relations avec les autres puissances le 'marketing du vide'".

Augmentation des moyens de la défense, Sahel, alliance européenne…

Mais le candidat LR à l'élection présidentielle ne s'est pas arrêté aux critiques de son adversaires. Il a présenté ses propres projets. Ainsi, face au "totalitarisme islamique", il a prôné une "augmentation immédiate" des moyens de la défense - de fait déjà en hausse depuis les attentats de 2015 - promettant de porter l'effort à 2% du PIB en 2023 (contre 1,8% aujourd'hui), là où Emmanuel Macron vise plutôt l'objectif d'ici 2025.

En outre, il a estimé que les Européens devront aussi être plus associés aux opérations antiterroristes au Sahel, où l'armée française est aujourd'hui en première ligne avec 4 000 soldats. "Le fardeau doit être partagé", a-t-il indiqué, en proposant par exemple une "rotation des forces qui assurent la sécurité dans la région". "La France ne peut pas être le gendarme de l'Afrique pour le compte de l'Europe. Elle n'en a ni la capacité, ni les moyens, ni même la légitimité", a-t-il déclaré.

En Europe même, une "alliance européenne de défense", avec la France et l'Allemagne pour "moteurs", s'impose, a-t-il poursuivi, estimant que les propos de Donald Trump contre l'Otan fragilisaient l'Alliance. En France, l'opération Sentinelle, qui mobilise 7 000 hommes pour la défense du territoire, doit "être redimensionnée, en retirant aux militaires les missions de garde statique et en les concentrant sur des missions d'interventions ponctuelles", a ajouté le candidat LR, esquissant une réduction de son format.

Lu sur L'Express

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