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Manuel Valls a reçu les deux victimes
Manuel Valls a reçu les deux victimes
©Reuters

Malaise

Femmes voilées agressées à Argenteuil : Manuel Valls reçoit les victimes au ministère

Les deux femmes avaient été agressées à trois semaines d'intervalle.

Le ministère de l'Intérieur était critiqué pour son manque de réaction après ces actes survenus à Argenteuil, dans le Val d'Oise. Les deux femmes voilées agressées à trois semaines d'intervalle, l'une le 20 mai et l'autre le 13 juin dernier, ont été reçues par Manuel Valls ce jeudi. Le ministre avait envoyé un courrier aux deux victimes la veille pour "apporter son soutien". "Il est important de montrer qu’il n’y a pas, contrairement à ce qui a pu être dit, des victimes que l’on prend moins en considération que d’autres", a expliqué Jean-Luc Nevache, préfet du Val d'Oise. "Le cabinet du ministre a rappelé la détermination des autorités à retrouver les auteurs de ces agressions extrêmement graves", a-t-on précisé au ministère.

Le CRI, coordination contre le racisme et l'islamophobie, ainsi que le CCIF, collectif contre l'islamophobie en France, avaient regretté l'absence de réaction du ministère de l'Intérieur après les plaintes des deux femmes. Pour rappel, la seconde était enceinte avant de perdre son bébé trois jours après l'agression. Le CRI avait alors exprimé "ses condoléances et sa solidarité à la famille", faisant "part de sa consternation et sa très grande colère face à ce drame" avant d'ajouter que "a vague d'agressions et de comportements islamophobes nécessite une réaction ferme et sans concession de la part de la République qui doit exprimer sa solidarité à toutes les victimes et pas seulement à celles que le ministre de l’Intérieur juge digne d'en bénéficier".

Concernant les profils des agresseurs, il n'est pas le même pour les deux femmes. La première a décrit deux skinheads proférant des insultes racistes alors que la seconde expliquait avoir été violentée par des hommes sans insultes. Le parquet de Pontoise avait ouvert mercredi une information judiciaire pour violences aggravées sur les deux agressions.

 

Lu sur Libération

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