Fausse alerte terroriste : deux adolescents "voulaient faire le buzz" | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Faits divers
Fausse alerte terroriste : deux adolescents "voulaient faire le buzz"
©Reuters

Imbéciles

Fausse alerte terroriste : deux adolescents "voulaient faire le buzz"

Une vaste opération policière a eu lieu, ce samedi à Paris, suite à un appel malveillant.

Les Parisiens ont tremblé ce weekend. Un très important dispositif policier, couplé d'une alerte attentat, ont été lancé samedi, dans le quartier des Halles, en plein centre de la capitale. Rapidement, l'opération s'est avérée être la conséquence d'un "appel malveillant" qui évoquait l'attaque d'une Eglise.

L'Obs a pu joindre ceux qui prétendent en être les instigateurs, enregistrement de ce fameux appel à l'appui. Il s'agirait de deux adolescents de 16 et 17 ans, présents sur internet sous les pseudonymes de "Tylers Swatting" et "Zakhaev Yamaha" et admirateurs du très controversé hacker franco-israélien Grégory Chelli, alias Ulcan. "Le projet initial était de 'swatter' une mosquée mais après Saint-Etienne-du-Rouvray on s'est dit que ça marcherait mieux avec une église" expliquent-t-ils. "Swatter" vient du terme SWAT, équivalant du RAID aux Etats-Unis. Cela consiste à faire intervenir les groupes d'intervention en un lieu précis par un appel malveillant.

Les deux adolescents affirment, sans remords, ainsi avoir fait cela "pour le buzz." L'un d'eux précise la manière dont ils ont procédé. "J'ai dit que j'étais caché dans la cave et que dix maghrébins étaient rentrés avec des armes dans l'église. Pour le choix du nom ["père Mathis", NDLR], c'est une dédicace à un mec qu'on connaît." L'appel va durer une vingtaine de minutes, les policiers voulant ainsi s'assurer "qu'il ne s'agissait pas d'un canular."

La bêtise ne s'arrête pas là puisque les deux jeunes hommes assument et revendiquent leur acte. "Si les gens ont eu peur c'est leur problème..." expliquent-ils. "On n'est pas traçable, on utilise des serveurs cryptés. On est à moins de deux heures de Paris, on a pas peur de la police." Une enquête est néanmoins ouverte. 

Lu sur l'Obs

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !