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©AFP

Liban

Explosions à Beyrouth : le président libanais Michel Aoun rejette l’organisation d’une enquête internationale

Michel Aoun, le président du Liban, s’est exprimé dans les médias suite à la tragédie survenue cette semaine au port de Beyrouth. Il a laissé planer le doute sur les origines de l’accident et est opposé à une enquête internationale. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a également rejeté toute responsabilité dans la tragédie.

Le président libanais, Michel Aoun, a affirmé vendredi que la terrible explosion au port de Beyrouth était due "soit à la négligence, soit à une intervention extérieure", évoquant l’hypothèse "d’un missile".

"Il est possible que cela ait été causé par la négligence ou par une action extérieure, avec un missile ou une bombe", a déclaré le chef de l’Etat lors d’un entretien avec des journalistes, trois jours après la catastrophe.

C’est la première fois qu’un responsable libanais évoque une piste extérieure dans l’affaire de l’explosion. Les autorités affirmaient jusqu’à présent qu’elle avait été provoquée par un incendie dans un énorme dépôt de nitrate d’ammonium.

Michel Aoun a également rejeté vendredi toute enquête internationale. Il estime qu’elle ne ferait que diluer la vérité :

"Ce n'est pas sous le mandat de Michel Aoun que l'on touchera à la souveraineté libanaise".

Le chef de l’Etat libanais a ajouté avoir "personnellement" demandé jeudi au président français Emmanuel Macron "de nous fournir des images aériennes pour que nous puissions déterminer s’il y avait des avions dans l’espace (aérien) ou des missiles" au moment de l’explosion mardi.

Une source judiciaire a rapporté ce vendredi cinq nouvelles arrestations parmi les fonctionnaires des douanes et du port, notamment des ingénieurs, portant à 21 le nombre total de personnes placées en détention provisoire dans le cadre de l'enquête sur la gestion et du stockage du nitrate d'ammonium sur le port de Beyrouth.

Le chef du mouvement libanais du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s’est également exprimé ce vendredi sur le drame survenu au port de Beyrouth cette semaine. Le leader a "nié catégoriquement" que son organisation possédait un "entrepôt d’armes" dans le port de Beyrouth.

"Je nie totalement, catégoriquement, qu’il y ait quoi que ce soit à nous dans le port, ni entrepôt d’armes, ni entrepôt de missiles (…) ni une bombe, ni une balle, ni nitrate" d’ammonium, a précisé le chef du Hezbollah dans une allocution télévisée.

Sud-Ouest

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