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Européennes 2014 : le FN arriverait en tête dans le Grand Est, proche de l'UMP au niveau national
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Sondage

Européennes 2014 : le FN arriverait en tête dans le Grand Est, proche de l'UMP au niveau national

C'est le principal résultat d'un sondage Ifop/Le Figaro publié ce mardi. Au niveau national, l'EuroRolling Ifop/Fiducial/Paris Match laisse le FN et l'UMP au coude-à-coude.

Le Front national en tête pour les européennes dans l’Est ? C’est en tout cas le résultat d’un sondage Ifop réalisé pour Le Figaroce mardi. A l’heure actuelle, la liste conduite par Florian Philippot recueillerait 26% des intentions de vote, deux points devant celle de l’UMP Nadine Morano. Le PS arrive loin derrière avec seulement 15,5%, tandis que Sandrine Bélier (EELV) recueillerait 15,5% des suffrages et Nathalie Griesbeck, tête de file UDI/Modem, 7,5%.

Toutefois, "dans l'enquête nationale que nous réalisons pour Paris Match, Fiducial et Sud-Radio, les listes de Marine Le Pen ne devancent celles de l'UMP que de 0,5 point", a remarqué Frédéric Dabi, directeur du département Opinion de l'Ifop. Selon lui, cet écart s'explique par les spécificités de la circonscription : "Dans ces régions très touchées par la désindustrialisation, le vote frontiste a toujours été haut. Marine Le Pen y avait recueilli 22,4% des voix à la présidentielle, alors que son score national était de 18,3%. Elle obtiendrait 55% des suffrages des ouvriers, une catégorie où le FN est depuis longtemps en tête, mais rarement à ce point." Mais "rien n'est encore joué entre le FN et l'UMP, puisque leur écart n'est que de deux points, alors que la marge d'erreur est de trois points", a rappelé Frédéric Dabi.

Dans l’Est, le FN puiserait 32% de ses voix chez les 25-34 ans et les 35-49 ans, progressant donc bien au-delà de ses segments traditionnels. L’UMP, elle, mobilise bien la base classique de son électorat : les personnes âgées, les retraités. Par ailleurs, comme aux municipales, elle pourrait bénéficier de l’abstention, que le sondage Ifop prévoit à 60,5%. Nathalie Griesbeck, elle, n’a pas su exploiter ses atouts dans une région pourtant marquée par une tradition chrétienne démocrate. Enfin, le PS, lui, est bien trop loin derrière le FN et l’UMP pour effectuer une possible remontée de dernière minute. "Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'y a pas d'“effet Édouard Martin”", a relevé Frédéric Dabi. L'ancien leader CFDT fait 1,7 point de moins que Catherine Trautmann, leader de la liste socialiste en 2009. Les écologistes ne font pas mieux : Sandrine Bélier et Antoine Waechter, respectivement numéro un et deux de la liste EELV, font 6,1 points de moins que l'addition de leurs deux listes en 2009. "L'échec de la gauche aux municipales aura forcément une réplique aux européennes", a conclu le directeur du département Opinion de l'Ifop.

A noter, enfin, que selon l'EuroRolling Ifop/Fiducial/Paris Match de ce mercredi, le FN se rapproche de l'UMP à l'échelle nationale, à 22,5% contre 23%. Le PS reste à 19%, devançant l'Alternative UDI/Modem (10%) et EELV (9%).

Lu sur Le Figaro

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