Etats-Unis : BNP Paribas condamnée à 80 millions de dollars d'amende pour avoir facilité une escroquerie aux aides publiques | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Economie
BNP Paribas condamnée à 80 millions de dollars d'amende
BNP Paribas condamnée à 80 millions de dollars d'amende
©Reuters

La facture

Etats-Unis : BNP Paribas condamnée à 80 millions de dollars d'amende pour avoir facilité une escroquerie aux aides publiques

La banque française vient déjà de se voir infliger une amende de 8,9 milliards de dollars pour avoir violé des embargos américains.

C'est une très mauvaise passe pour BNP Paribas. Après avoir reçu une amende de 8,9 milliards de dollars pour avoir violé des embargos américains, il y a quelques semaines, la banque française a de nouveau été condamnée jeudi aux Etats-Unis. Cette fois, l'amende s'élève à 80 millions de dollars; Pour quelle raison ? Le département américain de la Justice (DoJ) a estimé que BNP avait facilité une escroquerie aux aides publiques, et ce, en connaissant parfaitement ce qu'elle faisait. La banque française a accepté de payer cette amende pour clore le dossier.

L'AFP qui donne l'information ce vendredi matin indique que "dans un communiqué, le DoJ affirme que de 1998 à 2005, BNP Paribas a participé à une fraude destinée à détourner des garanties de paiement du ministère américain de l'agriculture (USDA) destinées à des sociétés américaines exportatrices".

"Dans certains cas, les transactions n'existaient même pas et aucun grain de blé n'était échangé", note le ministère. Selon le communiqué du DoJ, BNP Paribas "a accepté de transférer ces garanties de paiement tout en sachant que les sociétés exportatrices et importatrices n'y avaient pas droit".

En 2005, la société importatrice mexicaine ne pouvait pas payer les 78 millions de dollars à la société exportatrice. La banque française a alors réussi à faire en sorte que l'USDA rembourse la partie "lésée". Un ancien responsable de la division matières premières de BNP Paribas qui avait accepté des pots-de-vin pour couvrir cette fraude avait plaidé coupable en janvier 2012.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !