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Le groupe russe est soupçonné de signer des accords trop contraignants avec ses clients européens.
Le groupe russe est soupçonné de signer des accords trop contraignants avec ses clients européens.
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Enquête

Entrave à la concurrence : Gazprom visé par Bruxelles

La sanction la plus sévère pourrait contraindre Gazprom à s'acquitter d'une amende représentant 10% de son chiffre d'affaire mondial.

Comme l'annonçaient déjà plusieurs sources au cours de ces derniers jours, la Commission européenne a pointé du doigt ce mercredi les pratiques du fournisseur Gazprom, soupçonné de profiter de sa position dominante sur plusieurs marchés d'Europe centrale et orientale. Une enquête sur ces pratiques avait été ouverte en 2012 par l'UE.

Selon la commissaire européenne Margrethe Vestager, le géant gazier russe "pourrait avoir érigé des obstacles artificiels empêchant l’acheminement du gaz de certains pays d’Europe centrale et orientale vers d’autres, entravant ainsi la concurrence transfrontière".

"Le cloisonnement des marchés nationaux du gaz a aussi permis à Gazprom de facturer des prix que nous jugeons, à ce stade, inéquitables (...) Si nos préoccupations venaient à se confirmer, Gazprom devrait assumer les conséquences juridiques de son comportement" ajoute-t-elle. Les pays concernés par ces soupçons Bulgarie, République tchèque, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne et Slovaquie.

"Pour l’instant, la situation est ouverte. Nous attendons la réponse de Gazprom. A ce stade, toutes les voies sont ouvertes" assure la Commissaire européenne.

La sanction la plus sévère pourrait contraindre Gazprom à s'acquitter d'une amende représentant 10% de son chiffre d'affaire à travers le monde, ce qui représente près de 9 milliards d'euros au regard des chiffres de 2013. A compter de la communication de ses griefs par l'Union européenne, Gazprom disposera d'une période de deux mois pour préparer sa défense.

Lu sur Libération

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