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Fusillades : "la France n'est
pas coupable", assure Nicolas Sarkozy
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La campagne reprend !

Fusillades : "la France n'est pas coupable", assure Nicolas Sarkozy

En meeting à Strasbourg, Nicolas Sarkozy a affiché sa fermeté face aux "fanatiques" et égratigné François Bayrou : "Non, il n'y a pas en France un climat qui puisse expliquer les crimes" de Mohamed Merah.

Après avoir suspendu sa campagne pendant quelques jours pour revêtir son costume de Président, le candidat Sarkozy était de retour à Strasbourg.

En meeting au parc des expositions de la capitale alsacienne, Nicolas Sarkozy est revenu sur les événements de ces derniers jours : la mort de trois militaires, de trois enfants juifs et d'un jeune rabbin, abattus par un jeune homme se réclamant d'une organisation liée à Al-Qaïda, et qui a lui-même péri dans une fusillade à la mi-journée après un face à face de plus de 30 heures avec les policiers.

Avant même son arrivée, le patron de l'UMP Jean-François Copé avait chauffé la salle en rendant hommage "au président de la République qui avec le sang froid, la compétence, l'expérience qui est la sienne, a (...) apporté la réponse de fermeté qui s'imposait vis-à-vis de ce criminel et en même temps l'humanité nécessaire aux côtés des familles des victimes".

D'emblée, Nicolas Sarkozy a dénoncé des "crimes odieux perpétrés contre des enfants et contre des soldats désarmés". "Ces crimes ne sont pas les crimes d'un fou", ce sont "ceux d'un monstre et d'un fanatique (...) un monstre capable d'achever froidement un homme blessé et une enfant qui pleure".


"La France n'est pas coupable", a lancé Nicolas Sarkozy, assurant qu'il n'existait pas dans le pays un "climat qui puisse expliquer ces crimes". Un tacle à destination du candidat du Modem, François Bayrou, qui avait critiqué lundi soir un climat d'intolérance.

"Ce crime ne sert aucune cause, aucune cause politique, aucune cause religieuse, aucune cause humaine (...) La France n'est pas raciste. La France n'est pas antisémite", a-t-il martelé.

Pour Nicolas Sarkozy, "mettre en cause la société, montrer du doigt la France, la politique, les institutions, ce n'est pas digne". "Ce n'est pas faire preuve d'un esprit de responsabilité dans un moment où la nation a d'abord besoin d'unité", a ajouté le chef de l'Etat.

 

Sans le citer, il a également dénoncé la volonté du candidat PS François Hollande d'anticiper le retrait des troupes françaises d'Afghanistan s'il était élu le 6 mai. "Abandonner nos alliés du jour au lendemain, ce serait les trahir, trahir la mémoire de nos soldats" et "ce serait donner raison aux assassins, ce serait déshonorer la France".

Nicolas Sarkozy s'en est pris aux "semeurs de haine et de violence", en confirmant son intention de durcir la législation contre la propagation des idées terroristes. Ceux qui "encourageraient le fanatisme (…) ceux là doivent bien comprendre que la République n'aura à leur égard aucune indulgence", a-t-il prévenu. "Nous ne leur passerons rien!"

Nicolas Sarkozy veut notamment punir la consultation régulière de sites faisant l'apologie d'idéologies extrémistes. Et "qu'on ne vienne pas me dire que c'est impossible ! Ce qui est possible contre les pédophiles doit l'être contre les apprentis terroristes et ceux qui les soutiennent." La consultation de sites pédophiles est actuellement passible de deux ans de prison et 30 000 euros d'amende.

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