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La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le Parti socialiste d’Olivier Faure ont trouvé un accord pour les élections législatives.
La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le Parti socialiste d’Olivier Faure ont trouvé un accord pour les élections législatives.
©Thomas COEX / AFP

Accord historique ?

Elections législatives : le Parti socialiste et La France insoumise officialisent leur accord

La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le Parti socialiste d’Olivier Faure ont trouvé un accord pour les législatives ce mercredi. Le bureau national du PS doit se réunir ce mercredi à 18 h 30 pour convoquer un conseil national qui se tiendra demain à 19 heures au siège du parti, à Ivry.

La France insoumise et le Parti socialiste ont annoncé avoir conclu leur accord pour les élections législatives. Le texte sera soumis à l’approbation interne des socialistes ce jeudi. Des voix socialistes s’élèvent néanmoins  contre ce rapprochement.

LFI et le PS ont annoncé ce mercredi avoir conclu leur accord pour les législatives après être tombés d’accord sur la stratégie, le programme et les circonscriptions. 

"Nous voulons faire élire des députés dans une majorité de circonscriptions, pour empêcher Emmanuel Macron de poursuivre sa politique injuste et brutale (RSA sous condition de travail gratuit et retraite à 65 ans) et battre l’extrême droite", déclarent les deux formations dans un communiqué commun.

Après une semaine de négociations, Insoumis et socialistes avaient trouvé dans la nuit de mardi à mercredi un "accord de principe" sur l’épineux dossier des circonscriptions. Les socialistes en ont obtenu 70, a précisé la direction du PS ce mercredi matin.

Le nombre de circonscriptions obtenues est inférieur à EELV - une centaine dont une trentaine gagnable - mais supérieur aux communistes - 50 dont 16 gagnables. 

"Les sortants désireux de l’union ont bien été préservés dans l’accord", selon la direction du PS qui se félicite que les "1,7 % de la présidentielle se soient transformés en 70 circonscriptions, une prouesse".

En échange, "le PS a fait des pas essentiels sur le bilan de Hollande, l’abrogation de la loi El Khomri, la retraite à 60 ans, le non-respect de certaines règles européennes", a salué l’eurodéputée Manon Aubry sur Europe 1.

Les nouveaux partenaires vont se retrouver pour une "photo de famille" rapidement, selon plusieurs cadres de partis, avant la convention d’investiture commune, qui est en train d’être conçue pour samedi.

Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure est néanmoins confronté à la fronde d’un courant minoritaire et de figures historiques du parti, comme l’ancien président François Hollande.

Son ancien ministre de l’Agriculture, le maire du Mans Stéphane Le Foll, s’est dit sur France 2 prêt à "conduire la campagne" des dissidents, "tous ceux qui vont être candidats quand même parce qu’ils n’accepteront pas l’accord".

Pour sa part, l’ancien ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a menacé mardi de quitter le PS si l’accord devait être conclu, estimant que les dirigeants socialistes avaient "perdu leur boussole" en s’alliant avec LFI.

"Hollande et Cazeneuve ne peuvent pas avoir un droit de veto sur ce qu’il se passe à gauche et qui est une renaissance", a précisé l’écologiste Sandrine Rousseau, qui sera candidate dans la 9e circonscription de Paris, sur Public Sénat.

BFMTV

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