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Les maisons de retraite du groupe Orpea ont été mises en cause dans une enquête du journaliste indépendant Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs ».
Les maisons de retraite du groupe Orpea ont été mises en cause dans une enquête du journaliste indépendant Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs ».
©SEBASTIEN BOZON / AFP

« Les Fossoyeurs »

Ehpad Orpea épinglés dans un livre : Oliver Véran envisage une enquête

Les maisons de retraite du groupe Orpea ont été mises en cause pour des cas de maltraitances suite aux révélations du journaliste Victor Castanet qui publie « Les Fossyoeurs » aux éditions Fayard. Olivier Véran a promis de « faire la lumière » sur la véracité des allégations concernant ces Ehpad et n'a pas exclu de diligenter une enquête de l'inspection générale. La ministre déléguée chargée de l'Autonomie Brigitte Bourguignon a annoncé convoquer le directeur général d'Orpea pour que « lumière soit faite sur les faits graves évoqués » dans le livre-enquête.

Le journaliste Victor Castanet met directement en cause le groupe Orpea dans son livre « Les Fossoyeurs », publié ce mercredi. Selon cette enquête, des personnes âgées seraient « rationnées », abandonnées dans leurs excréments ou laissées sans soin pendant des jours. Ce journaliste indépendant décrit un système où les soins d’hygiène, la prise en charge médicale, voire les repas des résidents sont « rationnés » pour améliorer la rentabilité.

Le journal Le Monde a publié en ce début de semaine les « bonnes feuilles » du livre-enquête de Victor Castanet, « Les Fossoyeurs », qui sort ce mercredi chez Fayard. Il cite notamment le témoignage d’une auxiliaire de vie qui raconte comment elle devait « se battre pour obtenir des protections » pour les résidents :

« Nous étions rationnés : c’était trois couches par jour maximum. Et pas une de plus. Peu importe que le résident soit malade, qu’il ait une gastro, qu’il y ait une épidémie. Personne ne voulait rien savoir ».

Victor Castanet s’est confié à l’AFP sur son travail d’enquête :

« J’ai obtenu des témoignages selon lesquels ces dysfonctionnements trouvaient leur origine dans une politique de réduction des coûts mise en place à un haut niveau ».

L’entreprise a « contesté formellement » lundi soir les accusations, qu’elle juge « mensongères, outrageantes et préjudiciables ».

Jean-Christophe Romersi, directeur général d’Orpea, s’est exprimé sur BFMTV :

« Il n’y a jamais eu le moindre restriction, il n’y a jamais eu la moindre rationnement. Nous ne rationnons pas, cela ne correspond pas à nos directives, cela ne correspond pas à nos valeurs. Nous ne sacrifierons jamais la qualité de l’accompagnement, la qualité des soins à quelque notion de rentabilité que ce soit ».

Pour Jean-Christophe Romersi, les pages du livre laissent penser « à un système organisé », chose qu'il a également réfutée, tout en soulignant que l'entièreté de l'enquête n'est pas encore connue et que le groupe en prendra connaissance.

Ces révélations ont fait réagir le ministre de la Santé, Olivier Véran, ce mardi sur LCI :

« Nous allons lui poser des questions [au groupe Orpea]. J’attends d’avoir des éléments factuels venant des autorités d’évaluations et de contrôles indépendantes ».

Interpellé à ce sujet lors de la séance de questions au gouvernement, Olivier Véran a promis de « faire la lumière » sur la véracité des allégations concernant ces Ehpad et n'a pas exclu de diligenter une enquête de l'inspection générale.

A l’initiative de la députée Christine Pires Beaune, les députés socialistes ont proposé que les parlementaires aient le droit de visiter les Ehpad, hôpitaux et toute structure dont les résidents ou patients bénéficient d’une aide publique, « à l’improviste, comme nous l’avons pour les prisons ».

A la suite de ces accusations, la cotation d’Orpea a plongé de 20,35% à la Bourse de Paris ce mardi, après une chute de plus de 16% la veille. D’autres groupes du même secteur ont été affectés, notamment Korian, qui a perdu 4,80%, après une chute de près de 15% lundi.

Après les révélations de l’enquête accusant le groupe Orpea de maltraitance envers ses résidents en Ehpad, Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée chargée de l'Autonomie, a annoncé sur Twitter convoquer le directeur général du groupe privé « pour que lumière soit faite ».

Les difficultés dans les Ehpad, notamment lors de la crise sanitaire et face au manque de personnel, sont régulièrement au coeur de l'actualité et interrogent sur la gestion, les aides apportées et le soutien vis-à-vis des personnes âgées, des structures de soins et d'accueil et vis-à-vis des aidants, des personnels des Ehpad.

20 Minutes - Huffington Post - BFMTV

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