Egypte : 183 peines de mort confirmées pour des pro-Morsi | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Egypte : 183 peines de mort confirmées pour des pro-Morsi
©

L'heure du jugement

Egypte : 183 peines de mort confirmées pour des pro-Morsi

Le tribunal de Minya a confirmé ce samedi 21 juin les condamnations à mort de partisans présumés du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée. Parmi lesquels, le chef des Frères musulmans, Mohamed Badie.

Le verdict est sans appel. En Egypte, le tribunal de Minya a confirmé ce samedi 21 juin les condamnations à mort de 183 partisans présumés du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée. Parmi lesquels, le chef des Frères musulmans, Mohamed Badie. Au total, six cent quatre-vingt-trois personnes avaient été condamnées à la peine capitale par le même juge fin avril. Elles ont été jugées pour avoir participé à des manifestations violentes à Minya, le 14 août, jour où près de sept cents manifestants pro-Morsi ont été tués par des policiers et des soldats au Caire. Quatre personnes ont été condamnées à la prison vie tandis que 496 ont été acquittées.

Depuis la destitution et l'arrestation de Mohammed Morsi, premier chef d'Etat élu démocratiquement en Egypte, le 3 juillet 2013, l'armée pourchasse sans relâche ses partisans. Plus de mille quatre cents manifestants pro-Morsi ont péri et environ quinze mille personnes ont été arrêtées. Par ailleurs, la confrérie des Frères musulmans a été désignée comme organisation "terroriste". Ses leaders (et Mohammed Morsi) encourent presque tous la mort dans divers procès.

Il y a deux semaines, Abdel Fattah Al-Sissi, l'ex-chef de l'armée qui avait destitué Mohammed Morsi, a prêté serment comme président. Il a été élu fin mai avec 96,9 % des voix après avoir éliminé toute opposition de la scène politique, islamiste, laïque et libérale.

Lu sur Le Monde

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !