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Dominique Strauss-Kahn : "En y réfléchissant maintenant, je pense que j'ai été naïf"
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Carlton

Dominique Strauss-Kahn : "En y réfléchissant maintenant, je pense que j'ai été naïf"

Les procès-verbaux de la garde à vue de DSK, que s'est procuré Le Monde, révèlent le contenu des SMS échangés entre Fabrice Paszkowski et l'ancien patron du FMI, dont les juges lillois doutent qu'il ait pu ignorer avoir affaire à des prostituées.

[Mise à jour, 15h50] 

Selon le Figaro, Dominique Strauss-Kahn s'apprête à porter plainte pour "violation manifeste de ses droits". En cause : la publication par Le Monde d'extraits tronqués de procès-verbaux de ses auditions dans le cadre de l'affaire du Carlton.

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Les SMS échangés entre Dominique Strauss-Kahn et l'industriel du Pas-de-Calais Fabrice Paskowski, dont le contenu apparaît dans les procès-verbaux que s'est procuré Le Monde, donnent de précieuses indications sur l'organisation des soirées libertines auxquelles participait l'ancien directeur du FMI.

"Filles", "copines", "petites", Dominique Strauss-Kahn ne manquait visiblement pas d'imagination pour désigner les jeunes femmes, la plupart du temps des prostituées, qui étaient ses compagnes de libertinage. Un texto du mois de juillet fait même mention de"matériel", pour désigner ces mêmes jeunes femmes."Le mot matériel désigne une personne de sexe féminin, a reconnu DSK lors d'une garde à vue, le 21 février, devant les policiers qui l'auditionnaient en marge de l'affaire du Carlton de Lille, indique Le Monde. "Il est (...) inconvenant et inapproprié." , a-t-il ajouté.

Le 26 mars, Dominique Strauss-Kahn a convenu devant les juges lillois n'avoir jamais renoncé à sa vie "libertine" lorsqu'il était directeur du FMI. Hôtels de standing, dancings, garçonnières, de nombreux rendez-vous sont organisés en marge de ses déplacements officiels, que ce soit à Washington, Paris ou Bruxelles. Il s'agit de "déjeuners ou dîners qui parfois avaient des sujets plus intimes", décrit DSK, voire des "soirée(s) de couples (...) qui souhaitent avoir une activité sexuelle collective". Les échanges de SMS entre DSK et  Fabrice Paskowski pour établir ce "planning" se chiffrent en milliers. Il s'agit à chaque fois de trouver un lieu approprié et de sélectionner les participantes.

A l'ex-patron du FMI qui s'enquiert de savoir quelles filles seront présentes à une soirée, "Sylvie, toujours compliquée, Jade, Catherine certain... Pour la petite nouvelle elle a envie de te voir mais en France... Une soirée belge m'est aussi beaucoup demandée avec new couples", répond Paszkowski qui n'hésite d'ailleurs pas à "tester" à Courchevel de nouvelles recrues pour son copain.

Seul problème, policiers et magistrats ont établi que ces soirées comptaient de nombreuses prostituées. Dominique Strauss-Kahn se défend d'avoir su qu'il avait affaire à des escort-girls, indiquant aux policiers, le 21 février : "En ce qui me concerne, je n'interroge pas les gens sur leur vie privée". "En y réfléchissant maintenant, je pense que j'ai été naïf", confesse-t-il lors de ce même entretien.

Mais, circonstance aggravante, ces "parties fines" étaient visiblement organisées spécifiquement à son intention, au gré de ses escales. "On était là essentiellement pour DSK. Les autres on s'en fout", témoigne Estelle, une escort-girl. D'autres jeunes femmes font part de scènes "bestiales" et violentes, ou encore de rapports assimilés à de "la pure consommation sexuelle".

Si l'ex-patron du FMI est mis en examen pour "proxénétisme aggravé en bande organisée", c'est donc que les juges lillois ont estimé qu'il n'était pas un simple hôte de ces soirées échangistes, mais qu'il avait pris une part active à leur organisation.

Lu sur Le Monde.fr

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