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François Hollande a fustigé l'antisémitisme
François Hollande a fustigé l'antisémitisme
©Reuters

Cinglant

Dîner annuel du Crif : Hollande tape du poing contre l'antisémitisme

Invité pour la première fois en tant que président au dîner annuel du Crif, François Hollande a fustigé l’antisémitisme qui "n'est pas seulement la haine des juifs" mais aussi "la détestation de la France".

François Hollande est de retour. Mais il porte désormais un costume différent : celui de président de la République. Il y a un an c'est en tant que candidat socialiste à l'élection présidentielle qu'il avait participé au dîner annuel du Conseil représentatif des instituions juives de France (Crif). L'épisode avait été marqué par une poignée de mains, des sourires et des propos amènes échangés avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy, en pleine campagne électorale. Cette année, pour la première fois, il est venu en qualité de chef de l'Etat. Son discours était donc beaucoup plus attendu. Le président de la République a donc profité de cette occasion pour montrer son déterminisme face à tout antisémitisme. Il estime que ce "n'est pas seulement la haine des juifs" mais aussi "la détestation de la France".
 

"Comment admettre qu'au début du 21e siècle, la police soit conduite à protéger des écoles, comment supporter l'idée que des enfants puissent redouter de se rendre à l'école et des parents de les y envoyer", s'est interrogé François Hollande, évoquant les tueries de Toulouse et de Montauban qui avaient fait sept morts, dont quatre juifs, un an plus tôt, en mars 2012. "La République sera en paix avec elle-même lorsque cette peur-là aura définitivement disparu", a-t-il enchaîné sous les applaudissements d'un parterre de plusieurs centaines de personnes. Il y avait ainsi entre autres une dizaine de ministres en exercice et des dizaines d'anciens ministres, de responsables politiques et de représentants des principaux cultes.

Multiplication des tweets antisémites

Pour François Hollande, la lutte contre l'antisémitisme passe par l'éducation et l'enseignement de la Shoah qui "doit pouvoir être enseignée partout, dans tous les collèges et les lycées de France, dans nos villages, dans nos cités, dans nos banlieues". "Ce n'est pas un enseignement à option que les maîtres hésiteraient à professer dans certaines circonstances ou devant certains élèves", a-t-il insisté. Le président Hollande s'est également fait l'avocat de l'enseignement de la "morale laïque" voulu par le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon, soulignant qu'il ne s'agissait "pas de faire la morale" mais de rappeler "les principes de la République: la laïcité, les repères, les disciplines, les règles".

Evoquant la multiplication des "tweets antisémites", il a souligné qu'il "ne peut y avoir d'impunité pour les auteurs racistes et antisémites". Ils "doivent savoir qu'ils seront poursuivis et condamnés pour leurs agissements", a-t-il poursuivi, chaleureusement applaudi par la salle. Avant François Hollande, le président du Crif, Richard Prasquier, a rappelé qu'en 2012, 614 actes antisémites, dont 96 violences contre des individus, avaient été dénombrés par le Service de protection de la communauté juive, il a souligné que ces chiffres renouaient "avec ceux des pires années précédentes".

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