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Le sauvetage de Chypre passe en grande partie par la restructuration de son système bancaire
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C'est pire que prévu

Dette de Chypre : l'île va devoir trouver 6 milliards d'euros supplémentaires

La dette de la l'île a été revue à la hausse à 23 milliards contre 17 milliards auparavant.

Mauvaise nouvelle pour les chypriotes, la dette de leur pays a été revue à la hausse à 23 milliards d’euros. Parmi ces 23 milliards,13 milliards, soit six de plus que prévu initialement, devront être trouvés par le pays, tandis que 10 milliards seront fournis par les bailleurs internationaux, dans le cadre d’un plan de sauvetage international de l’île déjà sous le choc de mesures sévères visant son secteur bancaire.

"C’est un fait, le mémorandum de novembre parlait d’environ 17,5 mds de financements nécessaires. Ce chiffre est désormais de 23 milliards d’euros", a annoncé le porte-parole du gouvernement Christos Stylianides. Cette annonce intervient à la veille d’une réunion à Dublin des ministres des Finances de la zone euro qui doivent se prononcer sur les mesures que doit mettre en œuvre Nicosie pour bénéficier de l’aide internationale et recevoir comme prévu un premier versement début mai. Ils devraient a priori donner "un feu vert politique", selon un diplomate européen.

Le plan de sauvetage conclu le 25 mars entre Chypre et ses bailleurs - l'Union européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) - prévoit théoriquement que Chypre reçoive 9 milliards de la zone euro, via son fonds de secours, et 1 milliard du FMI. En échange, le pays devait trouver initialement 7 milliards d’euros, une somme évaluée désormais à 13 milliards, soit plus de 75% du PIB. La majeure partie viendra de la restructuration du secteur bancaire, qui comprend une ponction sur les plus gros créanciers, y compris les déposants : 10,6 milliards d’euros au lieu des 5,8 milliards annoncés au départ.

Pour expliquer le passage de 17,5 à 23 milliards d’euros, une source proche du dossier a souligné que les besoins de Chypre avaient évolué. Selon elle, même si la restructuration du secteur bancaire doit désormais être largement financée par le secteur privé, les besoins prévus de financement de l’Etat ont augmenté en raison d’une récession plus forte que prévue qui assèche ses recettes.

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