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Les éleveurs en colre ont donné un répit de 15 jours à Stéphane Le Foll
Les éleveurs en colre ont donné un répit de 15 jours à Stéphane Le Foll
©REUTERS/Gonzalo Fuentes

Sur les nerfs

Crise de l'œuf : les éleveurs lancent un ultimatum à Stéphane Le Foll

Le ministre de l'Agriculture a quinze jours pour faire en sorte que les prix remontent sinon ils reprendront leurs actions coup de poing, ont-ils annoncé ce mardi à l'issue d'une réunion à Rennes.

La crise de la filière de l'œuf est à son paroxysme. Dès lors, rendez-vous avait été pris, ce mardi, entre les éleveurs en colère et Stéphane Le Foll pour tenter de trouver une solution. Le ministre de l'Agriculture avait auparavant ce lundi vertement critiqué la grande distribution. Un message qui avait pour objectif de détendre la partie adverse et de lui montrer qu'il comprenait leur situation. Mais il fallait tout de même convaincre les agriculteurs et leur annoncer de vives voix ses propositions de sortie de crise. Un pari plus ou moins réussi pour Stéphane Le Foll. En effet, les éleveurs ont annoncé, à l'issue de l'entretien, donner un répit de 15 jours au ministre. D'ici là, les prix doivent remonter. Si tel n'était pas le cas à la date butoir, ils reprendront leurs actions. Déjà la semaine dernière, ils avaient détruit des centaines de milliers d'œufs afin de protester contre la chute des cours.

Après près de deux heures de discussion à la préfecture de Bretagne à Rennes, en présence de quelque 45 personnes représentant les institutions, les producteurs et leurs organisations notamment, le ministre de l'Agriculture a donc annoncé la mise en place d'un "guichet unique" pour aider les producteurs d'œufs en difficulté à surmonter cette phase délicate. Le préfet de Bretagne, Patrick Strzoda, a été chargé de mettre en place "dès demain" (mercredi) un comité de suivi afin de superviser l'adoption par la profession de "mesures techniques" destinées à lutter contre la surproduction, a ajouté Stéphane Le Foll.

Parmi celles-ci, figure l'accroissement des vides sanitaires entre les lots de poules dans les élevages, ce qui réduira mécaniquement la production. Enfin, le ministre a "pris l'engagement devant les professionnels de les aider à trouver des marchés" à l'exportation. "Il y a du potentiel", a-t-il assuré. De leur côté, "les organisations de producteurs sont prêtes à assumer leur rôle", a déclaré Yves-Marie Beaudet, président de la section œufs de l'Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne et des Pays de Loire (UGPVB). Rendez-vous est donc pris dans 15 jours.

lu sur Nice-Matin

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