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Crise à l'hôpital : Emmanuel Macron dit avoir "entendu la colère et l'indignation" et promet des mesures fortes
©IAN LANGSDON / POOL / AFP

Réponse du gouvernement

Crise à l'hôpital : Emmanuel Macron dit avoir "entendu la colère et l'indignation" et promet des mesures fortes

Tous les syndicats de la fonction publique hospitalière avaient appelé à se mobiliser pour la grande manifestation organisée ce jeudi 14 novembre. Emmanuel Macron a indiqué qu'il avait "entendu la colère et l'indignation" du personnel soignant. Edouard Philippe va annoncer des mesures le 20 novembre.

Le personnel hospitalier était mobilisé dans le cadre de la défense de l'hôpital public en cette journée de manifestation du jeudi 14 novembre. 

Les principales demandes et revendications du mouvement concernent un renforcement des moyens et des effectifs.

L'hôpital public est sous pression. Un importante mouvement de grève des urgences a éclaté depuis de nombreux mois. 

Alors qu'il était en déplacement à Epernay, dans la Marne, Emmanuel Macron a indiqué qu'il avait "entendu la colère et l'indignation" du personnel soignant.

"Je voulais, en ce jour, dire toute ma considération à l'engagement des personnels soignants. J'ai entendu leur colère et leur indignation face à des conditions de travail parfois devenues impossibles".

Le chef de l'Etat a précisé que le Premier ministre Edouard Philippe allait annoncer des mesures lors de la journée du mercredi 20 novembre à l'issue du Conseil des ministres.

"J'ai demandé au gouvernement de travailler avec vigueur pour un plan d'action renforcé et des décisions fortes qui seront annoncées par le Premier ministre au sortir du Conseil des ministres de mercredi prochain".

Tous les syndicats de la fonction publique hospitalière étaient impliqués dans la mobilisation de ce jeudi 14 novembre. 

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait également promis un "plan de soutien" pour mettre l'accent sur "un meilleur investissement courant" et sur "la revalorisation des salaires, notamment en début de carrière". La prime mensuelle de 100 euros versée depuis juillet et le plan de "refondation" annoncé en septembre n'ont pas apaisé le conflit. 

Emmanuel Macron a tenu à défendre son bilan lors de son discours ce jeudi à Epernay : 

"Nous n'avons pas attendu aujourd'hui pour réagir. Toutefois, je regarde la colère, j'observe les difficultés de fonctionner. Le plan qui a été mis en œuvre ne va pas assez vite. On ne peut pas expliquer aujourd'hui à un aide soignant "On a un plan formidable, qui aura son plein effet dans 5 ans". (…) Cette situation n'a pas commencé il y a 6 mois ou un an. Elle est le résultat d'années de mise sous tension qui ont fait peser sur l'hôpital l'essentiel de l'effort de maîtrise des dépenses de santé. Dès mon élection j'ai voulu marquer la rupture : nous avons interrompu la spirale déflationniste où les tarifs hospitaliers baissaient chaque année depuis 10 ans, et qui faisaient baisser les revenus des hôpitaux. Pour la première fois, ils ont augmenté en 2019."

Reste à savoir si les mesures qui seront annoncées par Edouard Philippe permettront de résoudre la crise de l'hôpital public et de résoudre au malaise du personnel hospitalier. 

Franceinfo

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