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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est exprimé ce jeudi 25 mars dans le cadre d’une conférence de presse sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est exprimé ce jeudi 25 mars dans le cadre d’une conférence de presse sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19.
©Ludovic MARIN / AFP

Freiner l’épidémie

Covid-19 : Olivier Véran annonce que les « mesures de freinage fortes » vont être étendues aux départements du Rhône, de la Nièvre et de l'Aube pour quatre semaines

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est exprimé ce jeudi 25 mars dans le cadre d’une conférence de presse sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Les « mesures de freinage » vont être étendues aux départements du Rhône, de la Nièvre et de l'Aube pour une durée de quatre semaines.

Le ministre de la Santé a fait un nouveau point d’étape sur la pandémie de Covid-19 ce jeudi. Olivier Véran a notamment annoncé  que les « mesures de freinage fortes » vont être étendues aux départements du Rhône, de la Nièvre et de l'Aube pour une durée de quatre semaines. Ces trois départements s'ajoutent aux seize soumis depuis samedi à la fermeture de nouveaux commerces et à l'interdiction de se déplacer au-delà de 10 km sauf dérogation :

« La situation épidémique n'est pas bonne. La tendance est presque partout à la hausse. Dans plusieurs départements, cette hausse s'accompagne d'une augmentation inquiétante des hospitalisations. L'Ain, le Loir-et-Cher, la Loire, la Meuse, l'Orne, la Savoie, la Haute-Savoie et l'Yonne, notamment. Dans trois départements supplémentaires, la situation est plus grave encore : la Nièvre, l'Aube et le Rhône. Dans ces trois départements, il est apparu indispensable d'amplifier les mesures de protections. Pour 4 semaines dès vendredi minuit, le couvre-feu continue de s'appliquer, les rassemblements en extérieur sont limités à six personnes, les déplacements entre 6 heures et 19 heures à moins de dix kilomètres sont autorisées mais une attestation dérogatoire sera nécessaire pour dépasser les 30 km. Les déplacement interrégionaux sont interdits ».

Lors de cette conférence de presse, Olivier Véran a aussi évoqué la pression dans les hôpitaux face aux chiffres des contaminations :

« Dans les prochains jours la pression sanitaire va continuer d'augmenter. La pression sur l'hôpital en Ile-de-France est critique. 1410 personnes sont en réanimation en Île-de-France, les patients sont plus jeunes, parfois sans comorbidité ».

Pour faire face à l’afflux des malades, Olivier Véran s’est confié sur la création de lits de réanimation en Ile-de-France :

« Face à cette situation, le système de santé francilien s'est engagé à une montée en puissance. Il faut que les hôpitaux arment 2.250 lits en réanimation juste pour les patients Covid. C'est un défi immense ».

Dans la région, plus de 1.400 lits sont déjà occupés par des malades. Pour arriver à atteindre ce seuil, « entre 35 et 40% des activités ont été déprogrammées, et à terme, ce sont sans doute 80% des activités qui devront être déprogrammées ».

Le ministre de la Santé a justifié les mesures du gouvernement face à  certaines voix qui plaident pour un confinement plus dur.

« Pourquoi des mesures au niveau des départements ? Le virus ne circule pas de la même manière partout et nous mesurons le niveau de contraintes demandées aux Français et nous tenons compte de l'acceptabilité après plus d'un an de virus (…) Il n'y a pas un confinement mais 50 nuances de mesures qui tiennent compte de la situation de l'épidémie qui évolue. La fermeture des écoles est une solution de dernier recours car elle a des conséquences très lourdes (...), [même si nous] ne nions pas que le virus peut se transmettre à l'école, et de l'école aux familles ».

Olivier Véran a précisé qu’un confinement généralisé ne sera décidé que s'il est indispensable :

« Un confinement généralisé a des conséquences à court, moyen et long terme. La fermeture des écoles aussi. Nous ne reprendrons cette mesure que si elle est indispensable. Il faut prendre les sujets dans leur ensemble. Un voisin ami, l'Allemagne, a tout fermé pendant trois mois. Certains ont essayé cette stratégie, trois mois de confinement plus tard, le variant apparaît, poursuit sa course, et l'Allemagne est obligée de refermer ».

Le ministre de la Santé a appelé également « les étudiants en santé et tous les professionnels de santé jeunes retraités à prêter main forte pour la vaccination. Nous avons besoin de bras, d'énergie, nous avons besoin de tout le monde. Il est trop tôt pour relâcher nos efforts et il est trop tard pour abandonner. Nous allons le faire, nous allons y arriver ».

Dans la seconde partie de son intervention, lors des questions des journalistes, Olivier Véran a tenté de donner des perspectives :

« Cet été pourrait être un été de retour à la normale progressif et il n'y aurait sans doute pas de nouvelle vague à venir. Il faut tenir quelques semaines et on va y arriver ».

Le Figaro

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