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Contrats de génération : Michel Sapin admet qu'il s'agit d'un fiasco
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Le compte n'est pas bon

Contrats de génération : Michel Sapin admet qu'il s'agit d'un fiasco

Le ministre du Travail a présenté ce mardi un premier "bilan d'étape" du dispositif qui vise à encourager l'embauche de jeunes tout en conservant les seniors dans l'emploi.

La mayonnaise ne prend pas. La mise en place des contrats de génération dans les entreprises ne s'effectue pas comme le gouvernement le souhaiterait. En effet, ceux-ci ont du mal à décoller alors même qu'il s'agit d'une des mesures phares de François Hollande. Une des mesures qu'il a le plus défendu durant sa campagne. Pour rappel, ce dispositif a pour objectif de favoriser à la fois l'intégration des jeunes dans une entreprise tout en maintenant l'emploi des seniors. Plus précisément ce contrat de génération, pour les entreprises de moins de 300 salariés,entraîne le versement d'une aide (4 000 euros par an pendant trois ans) pour l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans en CDI. Seule condition à respecter : garder un salarié de plus de 57 ans. Pour les entreprises de plus de 300 salariés, ce dispositif impose des mesures pour l'emploi des seniors et l'intégration des jeunes, sous peine de sanction financière.

Une idée qui, si sur le papier est bonne, est toutefois critiquée par sa complexité et boudée par  les entreprises. En effet, ce mardi, au ministère du Travail se tenait le premier "bilan-étape" de cette mesure. Et dans l'entourage de Michel Sapin, on reconnaît que "ça va trop lentement".  Ainsi l'objectif de 75 000 embauches de jeunes en CDI d'ici à fin mars et 500 000 en cinq ans est désormais totalement illusoire.  Car à l'heure actuelle, seulement 12 802 demandes d'aides à l'embauche ont été enregistrées par l'administration, dont 650 déposées par des entreprises de 50 à 300 personnes. Mais toutes n'ont pas été acceptées (près de 11 500 à ce jour) . "Le mouvement doit s'accélérer. Il n'y a aucune raison que des accords ne puissent pas se faire dans toutes les branches", reconnaît le ministère.

lu sur Le Figaro

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