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Conférence de François Hollande : le Président assume la social-démocratie, selon la presse
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Bilan

Conférence de François Hollande : le Président assume la social-démocratie, selon la presse

Les éditorialistes semblent satisfaits de l'affirmation de la politique du président de la République. Les journaux d'opposition sont franchement plus réservés.

Impossible de consacrer un édito à un autre sujet que la conférence de presse de François Hollande. La presse ouvre donc ce mercredi sur l'affirmation du caractère "social-démocrate" du président de la République. "Pour la première fois depuis sa prise de fonction, sans se cacher derrière des formules floues, le chef de l'Etat a assumé le cap dessiné jusque-là : 'Oui, je suis social-démocrate'", note ainsi Fabrice Rousselot dans

Même constat dans la presse régionale : François Hollande n'a effectué aucun virage mais s'est livré à un aveu. C'est l'angle choisi par L'Est Républicain, La Dépêche du Midi, Le Républicain Lorrain et La Voix du Nord. Idéal pour ouvrir "un nouveau chapitre du quinquennat", selon LIbération. Dominique Seux, des Echos a même vu "un François Hollande décomplexé, peut-être libéré d'un certain nombre d'hésitations, qui a prononcé - enfin - les mots que l'on attendait de lui".

"si François Hollande, qui défend un projet assez différent de ce qu'il a fait pendant dix-huit mois, parvient à relancer l'économie et la confiance, il sera difficile à combattre", prévient même Ouest France. Mais la dithyrambe a ses limites et celles-ci se retrouvent, évidemment, sur la une du Figaro. "Finalement, le PS avait raison de nier tout 'virage' dans la politique du président. S'il y en a un, il est verbal, et évidemment destiné à rassurer les créanciers de la France et les agences de notation. Malheureusement, il est à craindre qu'ils réclament autre chose que des mots", raille Paul-Henri du Limbert.

Mais la critique la plus vive vient une nouvelle fois de la gauche de la gauche. L'Humanité tacle sèchement le président de la République : "François Hollande sera, pour la deuxième partie de son mandat, le président du Medef... Il y a franchement de quoi rester interdit devant tant de tromperies. Le chef de l'État a douché hier tous les espoirs".

Lu sur le Nouvel Observateur

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