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Le président chypriote Nicos Anastasiades a assuré que l'île ne sortira pas de la zone euro
©Reuters

Fermeté

Chypre : après le plan de sauvetage,"l'île restera dans la zone euro" certifie son président

Le président chypriote Nicos Anastasiades a lancé un message clair ce vendredi. Il a assuré que Chypre ne quittera pas la zone euro à la fin du plan de sauvetage international.

Après le chaos des derniers jours, Chypre tente de ressortir la tête de l'eau. Mais de nombreuses incertitudes demeurent. La principale étant de savoir si oui ou non l'île a la capacité de rester dans la zone euro. Un certain nombre de spécialistes en doute, mais le président chypriote se veut confiant. En effet, Nicos Anastasiades a assuré ce vendredi que son pays ne quittera pas la zone euro après le plan de sauvetage international, selon l'agence CNA. Le plan décidé par la troïka (UE, FMI, Banque centrale européenne) est destiné à éviter la faillite au prix d'une restructuration drastique de son système bancaire.

"Nous n'allons pas quitter l'euro, et j'insiste sur cela", a déclaré le chef d'Etat chypriote lors de la conférence annuelle d'un syndicat de fonctionnaires à Nicosie. "Je répète, nous n'allons pas nous engager dans des expériences risquées qui mettraient en danger l'avenir de notre pays", a-t-il insisté. Lors de la même conférence, le président du Parlement, le socialiste Yiannakis Omirou, a rejeté le plan de sauvetage obtenu à Bruxelles, estimant que les contreparties exigées à ce prêt de 10 milliards d'euros détruiraient l'économie et qu'il fallait étudier une autre option, selon CNA. Pour rappel, Chypre est membre de l'Union européenne depuis 2004 et de la zone euro depuis 2008.

Avec l'accord conclu à Bruxelles, "nous avons garanti le sauvetage de notre économie et pris nos distances avec un effondrement de l'économie", a cependant affirmé Nicos Anastasiades. "Malgré le caractère tragique de la situation, elle est sous contrôle, et nous avons désormais la main pour la gérer". Le président conservateur, qui a pris ses fonctions, il y a un mois a rejeté les critiques contre l'accord conclu lundi à l'aube à Bruxelles avec les bailleurs de fonds internationaux en poursuivant son offensive contre son prédécesseur, le communiste Demetris Christofias. Le gouvernement de M. Christofias, qui avait demandé un plan de sauvetage mais laissé les négociations s'éterniser, a "hypothéqué l'avenir du pays" et autorisé la Laïki, deuxième banque du pays avec environ 9,2 milliards d'euros de dépôts, à siphonner 11 milliards d'euros, a dénoncé le président.

Evoquant la création jeudi d'une commission d'enquête chargée de déterminer les responsabilités, éventuellement pénales, dans la déroute financière du pays, Nicos Anastasiades a martelé : "Ceux qui sont responsables de ce qui s'est passé devront rendre des comptes". Le président chypriote s'en est aussi pris à la philosophie des bailleurs de fonds qui ont limité le plan de sauvetage à 10 milliards d'euros : "Personne ne peut ignorer à quel point nos partenaires ont été insensibles". "Je m'interroge honnêtement sur le sérieux de la position de ces autorités qui ont autorisé le financement d'une banque en faillite pour le montant le plus élevé possible, mais pas d'un Etat pour 11 milliards", a-t-il ajouté. La situation est toujours tendue sur l'île.

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