Chômage en France : pas de diminution avant fin 2015 selon l'OCDE | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Economie
Chômage en France : pas de diminution avant fin 2015 selon l'OCDE
©

Chiffres

Chômage en France : pas de diminution avant fin 2015 selon l'OCDE

Fin 2015, le chômage devrait atteindre les 9,8%, après une stabilisation de 9,9% en 2014. Par ailleurs, l'OCDE prévoit une "une croissance molle" de +0,9% en 2014, et +1,5% en 2015.

"Le taux de chômage ne devrait baisser que faiblement vers la fin 2015". Les dernières perspectives de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) viennent de tomber et ne sont guère réjouissantes. Selon elle, le chômage en France métropolitaine ne devrait que "faiblement" diminuer à la fin de l'année prochaine, pour atteindre les 9,8%, après une stabilisation à 9,9% en 2014. Par ailleurs, pour l'OCDE, les exonérations de cotisations patronales et les crédits d'impôt accordés aux entreprises par le pacte de responsabilité devraient soutenir l'emploi. L'organisation met toutefois en garde contre les difficultés que pourrait rencontrer le gouvernement pour "mettre en oeuvre les réformes envisagées", mais pondère ce "risque" par les effets positifs qu'auraient "une confiance et une croissance plus fortes" contre le chômage.

Elle estime notamment que la France "profite d'une modeste expansion économique, soutenue par des conditions extérieures qui s'améliorent". Elle prévoit cependant une "une croissance molle" de +0,9% en 2014, et +1,5% en 2015. C'est moins ce que prévoyait le gouvernement qui espérait atteindre 1% cette année puis 1,7% la suivante. L'OCDE a également souligné que la dépense publique de la France s'est stabilisée et que ses taux d'emprunt sont "restés stables". "Dans le contexte d'une reprise toujours fragile, les pouvoirs publics ont de la marge pour laisser jouer les stabilisateurs automatiques", a-t-elle déclaré. Ce qui signifierait laisser les déficits jouer un rôle d'amortisseur via, par exemple, les prestations sociales, sans pour autant pousser la rigueur trop loin.

Enfin, l'OCDE a appelé la Banque centrale européenne à "prendre de nouvelles mesures pour ramener plus fermement l'inflation vers son objectif", soit un peu moins de 2%, et à "se tenir prête à prendre d'autres mesures d'expansion non conventionnelles". En avril, l'inflation s'est établie à 0,7% en zone euro.  

Lu sur Challenges

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !