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Chômage : Hollande parle de "bonne nouvelle", Mélenchon, Le Pen et consorts attendent de voir
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Du pour et du contre

Chômage : Hollande parle de "bonne nouvelle", Mélenchon, Le Pen et consorts attendent de voir

Si le président de la République a affiché sa satisfaction, il estime que ces bons résultats restent "à confirmer".

20 500 demandeurs d'emploi de moins en octobre. François Hollande n'a pas boudé son plaisir en commentant les chiffres donnés par Pôle emploi jeudi. Le président de la République a semé le trouble en annonçant qu'il fallait "prendre le temps nécessaire avant d'inverser la courbe du chômage" avant de se raviser et de dire que l'objectif serait tenu avant la fin 2013. Le chef de l'Etat, comme d'autres personnalités politiques ont commenté ces résultats ce vendredi. Extraits.

Les satisfaits

François Hollande

"C'est une bonne nouvelle mais nous n'avons pas encore gagné la bataille. La bataille, elle continue. J'avais moi-même parlé de la fin de l'année pour l'inversion de la courbe du chômage. Celle-ci est acquise pour le mois d'octobre mais elle doit être confirmée pour les autres mois. Je ne vais pas simplement me satisfaire d'un chiffre. Je pense aux 3,2 millions de personnes qui sont demandeuses d'emplois. (...) Ma responsabilité, c'est que nous soyons dans une perspective de baisse durable du chômage, alors oui, c'est une bonne nouvelle mais il en faudra d'autres pour que nous soyons sûrs de la victoire".

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre

"L'objectif de l'inversion de la courbe du chômage d'ici la fin de l'année est à la portée du gouvernement, mais la bataille doit se poursuivre. La baisse du chômage des personnes de la catégorie A est une grande satisfaction, c'est le fruit d'une mobilisation intense du gouvernement".

Michel Sapin, ministre du Travail sur France Info

"Les contrats de génération dans les petites boîtes ça marche très bien, il y en a plus de 15 000, et dans les très grandes boîtes - ça ne se compte pas de la même manière - c'est des dizaines de milliers. Il y aura sur une année plus de 30.000"contrats de génération dans les grandes boîtes et dans les petites boîtes il y en aura plus de 30 000. L'objectif fixé par le président de la République de 100 000 par an sera atteint au cours de 2014, ce qui veut dire que 100 000 jeunes auront trouvé un emploi  grâce à ce dispositif. Le début de l'inversion" de la courbe du chômage et maintenant il faut que ce soit dans la durée".

Les sceptiques

Jean-Luc Mélenchon, Front de gauche sur France 2

"Sur (les catégories) ABC, c'est plus 40 000 chômeurs. C'est une bidouille de plus. L'inversion de la courbe du chômage, c'est absolument impossible avec cette politique. Quand l'activité est réduite, si vous coupez les dépenses de l'État et les salaires dans les entreprises, par la force des choses l'activité baisse, donc les taxes rentrent moins, donc la crise s'approfondit. C'est une politique folle, cette vieillerie de politique de l'offre".

Pierre Laurent, secrétaire général du Parti communiste sur iTélé

"On est toujours à un niveau record de 3 270 000 chômeurs pour ceux qui le sont tout le temps. Et quand on ajoute ceux qui sont dans des chômages partiels, ça augmente de 40 000 personnes et on atteint quasiment 5 millions, 4,9 millions. On est dans une situation qui reste préoccupante et je ne crois pas qu'on soit, pour le moment, loin de là, dans l'inversion de la courbe du chômage"

Marine Le Pen, présidente du FN, sur RTL

"Je me pose une question : le gouvernement bluffe-t-il ? On reprend seulement la catégorie A. Or, il y a un bond du chômage dans les autres catégories et on oublie les DOM-TOM. On ne parle pas de l'ensemble des catégories, c'est honteux. Les indicateurs sont en fait dans le rouge. Les fondamentaux sont mauvais. Les entreprises se retournent vers l'emploi précaire. (...) Les emplois d'avenir ne sont pas viables. Les socialistes se rendent compte qu'ils aggravent la dette publique et ça ne crée pas de richesses. Beaucoup de Français ne croient pas à cela. La situation reste très grave". 


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