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Chômage : Emmanuel Macron veut "des résultats significatifs au bout de 18 à 24 mois"

Dans les colonnes du quotidien espagnol El Mundo, le chef de l’Etat est revenu sur les réformes qu’il met en place. En novembre, le chômage a baissé de 0,8%.

Mise à jour : les chiffres du chômage ont baissé et montrent une nette baisse : -0,8% pour novembre.

Alors que Le Canard Enchaîné révèle les sanctions prévues par le gouvernement pour les demandeurs d’emploi, Emmanuel Macron indique au quotidien espagnol El Mundo qu’il attend "des résultats significatifs au bout de 18 à 24 mois" après la réforme du Code du travail. "La première année du mandat est cruciale : c'est là qu'on met en place les transformations qui produiront les vrais résultats, sur l'emploi avant tout, dans les deux ans". "C'est pour cela que j'ai voulu aller vite", a-t-il ajouté, selon ses propos originaux en français transmis par l'Elysée.

"L'agenda caché, ou des trahisons successives" de ses prédécesseurs

"La France bénéficie de l'embellie de l'économie mondiale, mais aussi des réformes des dernières années et d'un sentiment de confiance plus grand", a estimé le chef de l’Etat, ajoutant que la croissance de l’Hexagone "dépasse les prévisions". En revanche, il a indiqué que "notre économie souffre de freins persistants" avec "un modèle socialement injuste et économiquement inefficace, faute d'avoir su nous renouveler et surmonter les réticences au changement".

>>> À lire aussi : Hollande 2.0 : Emmanuel Macron ou le président aux réformes en trompe l’œil

S’il reconnaît que sa réforme du Code du travail n’est pas "une réforme facile", il la trouve "claire" car annoncée pendant sa campagne présidentielle. Dans ce même entretien, Emmanuel Macron a aussi lancé quelques piques à ses prédécesseurs : "Nous avons une grande tradition française : celle de l'agenda caché, ou des trahisons successives. On fait une campagne pour rassembler le cœur de ses militants pendant la primaire, puis on revoit son programme pour séduire un électorat plus large pendant la campagne et enfin on gouverne de manière encore différente". "Cette méthode a brisé la confiance des Français", a-t-il insisté.

"On ne change pas l'Europe tout seul"

Alors que les nationalistes sont arrivés en tête lors des élections territoriales en Corse, Emmanuel Macron a affirmé qu’"il est possible de réfléchir à d'éventuelles évolutions" du fonctionnement de la collectivité de Corse mais "dans le cadre de la Constitution". Cette dernière ne permettant "pas de donner satisfaction à certaines revendications, comme le statut de résident ou la co-officialité de la langue corse", a-t-il prévenu. In fine, le chef de l’Etat n’a pas oublié d’évoquer l'Europe. "On ne change pas l'Europe tout seul", a-t-il lancé, souhaitant notamment qu'elle fasse "beaucoup mieux, ensemble, dans la gestion et la protection commune de nos frontières et dans l'harmonisation de nos politiques d'asile et d’immigration". "C'est le grand défi de l'année qui vient", a-t-il conclu. 

Lu sur Le JDD
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