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Centrafrique : une opération "plus difficile" que celle menée au Mali
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Intervention militaire

Centrafrique : une opération "plus difficile" que celle menée au Mali

Le ministre de la Défense pense que "les Européens seront au rendez-vous", tandis que l'UMP craint un "enlisement".

Les opérations françaises en Centrafrique se sont poursuivis ce mercredi, au lendemain de la venue de François Hollande, après la mort de deux jeunes soldats, lundi. Surveillant la ville de Bangui, placée sous couvre-feu de 18 heures à 6 heures, les soldats de l'opération Sangaris tentent de désarmer les combattants de l'ex-rébellion Séléka, tout en évitant des représailles contre les civils musulmans de la part de la population chrétienne terrorisée depuis des mois.

Invité à s'exprimer sur la situation, Jean-Yves Le Drian a estimé que l'opération Sangaris en Centrafrique était "beaucoup moins onéreuse" que Serval au Mali, car nécessitant "moins d'armement, moins de transport, moins de logistique". Il considère en revanche que cette mission est "beaucoup plus difficile, parce que l'identification de l'adversaire n'est pas si simple".

François Hollande a, lui, affirmé en Conseil des ministres que le déploiement des forces françaises en Afrique "durera le temps que les forces africaines prennent le relais". Cité par Najat Vallaud-Belkacem, le président de la République a déclaré : "Il s'agit de sauver des vies dans un pays où il n'y a plus ni Etat, ni administration, ni autorité, de rétablir la sécurité".

Les élus sont, eux, de plus en plus réservés quant au bien-fondé de cette intervention. Si la majorité soutient massivement le chef de l'Etat et l'armée française, l'UMP laisse poindre des critiques et des réserves. "On ne peut que constater, conflit après conflit, l'isolement de la France. (...) On voit bien que la France est en première ligne, que l'Union européenne est absente et que ses alliés sont absent", a regretté Luc Chatel, soulignant "un risque d'enlisement".

Une crainte que ne partage apparemment pas le ministre de la Défense. "Les Européens seront au rendez-vous, affirme-t-il. Ils ont commencé: les Britanniques, les Belges, les Danois, les Polonais... (...) mais ce n'est pas en trois jours que ça se fait". Air France a par ailleurs annoncé que les vols vers Bangui reprendraient dès jeudi.

Lu sur Le Parisien

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