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Centrafrique : l'armée française a lancé une opération de sécurisation, les combats restent intenses
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Dans la panade

Centrafrique : l'armée française a lancé une opération de sécurisation, les combats restent intenses

Les soldats français ont sécurisé des quartiers de Bangui, jeudi. Par ailleurs, 5 soldats tchadiens sont morts dans des affrontements.

"Une situation humanitaire dramatique, un mandat unanime du Conseil de sécurité, un théâtre d'opérations bien connu de la France: toutes les conditions morales, politiques et opérationnelles paraissaient réunies pour conduire une intervention brève et réussie en République centrafricaine. Au lieu de cela, nos soldats se trouvent seuls, face à une situation locale nettement plus dure que prévue" écrit François Heisbourg, de la Fondation pour la recherche stratégique, dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde daté de vendredi. Car la France connaît en effet des difficultés en Centrafrique. 

Les soldats français tentent de sécuriser les quartiers de Bangui mais la tâche s'avère ardue et risquée. Jeudi, 5 soldats tchadiens sont d'ailleurs morts dans des affrontements. L'archevêque et l'imam de la ville ont demandé l'envoi "de toute urgence" de Casques bleus. Une centaine de corps ont aussi été retrouvés depuis lundi. Le CICR ne dispose pas encore d'un bilan complet des morts recensés depuis le début des violences le 5 décembre mais certaines estimations font état d'un millier de personnes tuées à Bangui et en province, dans les attaques des milices "anti-balaka".

Les soldats français vont poursuivre leur opération ce vendredi. "Le but est de dissuader", a expliqué l'un des patrons de l'opération Sangaris, le lieutenant-colonel Sébastien Pelissier. "Ce déploiement appuyé" est une opération "ponctuelle" qui mobilise environ 600 hommes, selon l'officier, avec une "concentration des efforts sur les quartiers qui ont subi le plus de violences ces derniers jours". Un calme précaire était revenu dans la ville jeudi soir. Mais cela ne devrait pas durer. 

Les soldats français et les troupes de la Misca peinent à éteindre l'incendie qui continue de couver, dans une ville minée par les haines confessionnelles. Beaucoup de chrétiens, victimes pendant des mois des exactions des Séléka, ont soif de vengeance contre les ex-rebelles et les civils musulmans qui leur sont désormais associés.

La tâche des Français est rendue plus compliquée encore par l'attitude et les ambiguïtés de son allié tchadien. Avec 850 hommes, aguerris et bien équipés, le contingent tchadien est omniprésent à Bangui. Il y joue le rôle de protecteur de la minorité musulmane. La situation reste donc très compliquée sur le terrain.

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