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Calais : Bernard Cazeneuve ne veut pas d'un "nouveau Sangatte"
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Calais : Bernard Cazeneuve ne veut pas d'un "nouveau Sangatte"

Vendredi 29 août sur l'antenne d'Europe 1, le ministre de l'Intérieur a réaffirmé son hostilité à l'ouverture d'un centre pour migrants à Calais, expliquant notamment qu'il souhaitait des "solutions humaines".

"Parce que la situation de Sangatte, c'était le désastre humanitaire, l'appel d'air pour les migrants, et surtout un extraordinaire terrain de cynisme et d'intervention pour les passeurs. Je ne veux pas de cela. Je veux des solutions humaines" a déclaré vendredi le ministre de l'Intérieur. Sur la question du nombre important de demandes d'asile engendrées par l'arrivée des migrants, Bernard Cazeneuve a appelé à une "véritable politique de l'asile en Europe", souhaitant que l'Union européenne parvienne à se "concerter pour répartir les demandeurs".

Interrogé sur les réseaux de passeurs organisant le transit clandestin des migrants depuis l'Afrique du Nord, le ministre a réaffirmé ses positions : "Il faut des solutions françaises et des solutions européennes. Et les solutions françaises ne sont pas efficientes s'il n'y a pas un dispositif européen efficace (...) Moi, ce que je veux, c'est un plan global, précis, efficace. D'abord, il faut que nous contrôlions les frontières extérieures de l'Europe. Je souhaite une opération de surveillance et de contrôle qui soit au plus près des côtes européennes et qui soit pilotée par Frontex (l'organisme européen de surveillance des frontières, NDLR), dont c'est le rôle. C'est l'opération Frontex que j'ai proposée".

Bernard Cazeneuve a ensuite brièvement réagi sur l'hypothèse d'une dissolution de l'Assemblée nationale souhaitée par plusieurs cadres de l'UMP. Dénonçant une "spéculation", le ministre a déclaré : "Quand on est dans l'opposition, on critique, mais on ne spécule pas sur la République en essayant de jouer la crise de régime, dans un contexte où le pays a besoin de rassembler ses forces pour surmonter la crise (...) l'opposition en question, qui commente beaucoup, a à la tête de son parti trois présidents, un quatrième en embuscade, et n'a pas brillé par sa capacité à gérer le pays, et encore moins à gérer son organisation politique et son projet, puisqu'il ne vous a pas échappé qu'ils n'ont pas de projet".

Lu sur Europe 1

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