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Bygmalion : il n'y a pas eu de "surfacturation"" ou de "rétrocommission" selon l'avocat de l'entreprise
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La bateau tangue

Bygmalion : il n'y a pas eu de "surfacturation"" ou de "rétrocommission" selon l'avocat de l'entreprise

"Toutes les prestations qui ont été faites pour l'UMP l'ont été en toute transparence", a ajouté Me Maisonneuve.

L''affaire Bygmalion provoque des remous au sein de l'UMP. Jean-François Copé est même contesté par plusieurs élus qui n'hésitent pas à remettre en question sa gestion des comptes et qui réclament son départ. Face à ces critiques, d'après ses proches, le maire de Meaux prépare une nouvelle contre-attaque pour le lendemain des européennes qui viserait implicitement Nicolas Sarkozy.

En attendant, le député a tenté de se justifier ce mercredi dans le cadre de "Questions d'Info" sur Public Sénat. "Dès le lendemain des élections européennes, je veillerai personnellement à ce que toute la transparence soit faite" a-t-il dit. Jean-François Copé qui avait dans un premier temps conditionné l'ouverture des comptes de l'UMP, mis sous séquestre dans l'intervalle, au vote de propositions de loi imposant la transparence aux partis, veut cette fois aller plus loin dans ses justifications. 

Si le président de l'UMP concède des "interrogations" sur la gestion des comptes du parti en 2012, le maire Meaux souhaite utiliser une nouvelle stratégie en se posant implicitement en victime. "Je ne suis absolument pas au fait, dans mes fonctions de président, de la gestion quotidienne de l'UMP dans sa dimension comptable" a-t-il affirmé. Un rapport financier a donc été demandé au directeur général du parti, Eric Cesari, un proche de Nicolas Sarkozy, et sera présenté au bureau politique la semaine prochaine. "La question est de savoir exactement ce qu'il en est des flux financiers entre la campagne présidentielle et le parti. (...) Si je vous dit que j'ai des interrogations, c'est que je n'ai pas de réponses" a-t-il indiqué avant de réaffirmer qu'en aucun cas, il ne s'est constitué "un trésor de guerre". 

Son intervention de ce mercredi fait suite aux nombreuses critiques émanant de membres du parti. Jérôme Lavrilleux l'a par exemple accusé de vouloir détourner le viseur vers Nicolas Sarkozy et l'équipe de campagne de 2012. Alain Juppé a déploré mardi soir sur TF1 une situation "détestable". Valérie Pécresse, Eric Ciotti, Bernard Debré demandent que les responsables présumés soient sanctionnés sous peine d'une déflagration à l'UMP. Sur Europe 1, Gilles Carrez, président de la Commission des finances de l'Assemblée a affirmé : "c'est quand même pas compliqué de vérifier qu'une convention facturée a eu lieu ou non! Il faut le vérifier, et au plus vite. (...) Le président de l'UMP s'est engagé à faire cette transparence : il doit la faire le plus rapidement possible". Quant à Lionel Tardy, il a écrit une lettre assassine dans laquelle il tance avec véhémence Jean-François Copé. D'autres anonymement souhaitent la fin de l'ère Copé. Il risque d'y avoir des vagues à l'UMP après les européennes.

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