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Boko Haram : violents combats à la frontière camerouno-nigériane, environ 200 islamistes tués
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Affrontements

Boko Haram : violents combats à la frontière camerouno-nigériane, environ 200 islamistes tués

Au lendemain du déclenchement de l'offensive terrestre de l'armée tchadienne au Nigeria depuis la ville frontalière de Fotokol, au Cameroun, des islamistes y ont pénétré pour la première fois, ont indiqué des sources sécuritaires camerounaises.

La guerre s'intensifie contre Boko Haram. Au lendemain du déclenchement de l'offensive terrestre de l'armée du Tchad au Nigeria depuis la ville frontalière de Fotokol, au Cameroun, des islamistes y ont pénétré pour la première fois, ont indiqué des sources sécuritaires camerounaises. Ce mercredi 4 février, de violents combats ont donc opposé les soldats camerounais, épaulés par les troupes tchadiennes, et les membres de la secte fondamentaliste dans Fotokol. En milieu de matinée, les tirs avaient cessé et les islamistes semblaient battre en retraite. Dans le même temps, l'armée tchadienne avait lancé une opération de ratissage dans la ville nigériane voisine de Gamboru, située à seulement 500 mètres de distance de Fotokol. De nombreuses maisons ont été détruites et des véhicules calcinés.

"Quand les Tchadiens sont entrés (mardi) à Gamboru, les Boko Haram qui se trouvaient dans cette ville et dans certains villages ont contourné pour se retrouver mercredi matin à Fotokol", a indiqué une source sécuritaire camerounaise. "Les combats entre eux et nos soldats sont très forts". Selon le premier bilan, "provisoire", de l'état-major tchadien, neuf soldats tchadiens et deux cents islamistes de Boko Haram auraient été tués hier dans ces combats.  

Il s'agissait de la première offensive au Nigeria de l'armée tchadienne, jusque-là déployée au Cameroun. L'armée nigériane, très critiquée pour son manque d'efficacité dans la lutte contre Boko Haram, a déclaré que la présence des troupes tchadiennes ne remettrait pas en cause "l'intégralité territoriale du Nigeria".

Car cette offensive intervient dix jours avant l'élection présidentielle nigériane du 14 février où le chef de l'Etat Goodluck Jonathan vise un nouveau mandat dans ce pays, victime depuis des mois des attaques de Boko Haram.

Lu sur Le Monde

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