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François Hollande : "Je suis prêt à présider la France"
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Présidentielle

François Hollande : "Je suis prêt à présider la France" ‎

En meeting à Besançon, le candidat PS a affirmé sentir "une vague" prête à "submerger l'arrogance" de Nicolas Sarkozy.

Après s'être accordé deux jours de repos, dimanche et lundi, François Hollande reprend la route. Direction Besançon, ce mardi, où le candidat du Parti socialiste tenait un meeting.

"Je suis prêt. Prêt à gagner l'élection présidentielle, prêt à présider la France, à transformer notre pays", a lancé le candidat du PS en début de discours. Il a ensuite enchainé par une mise en garde concernant les sondages, qui le donnent largement gagnant au second tour : "Entre une intention un moment exprimée dans un sondage et le suffrage universel, il y a tout ce qui fait la démocratie." "Rien n'est fait", ajoute-t-il.

Se référant aux propos tenus par Nicolas Sarkozy dans le JDD, ce dimanche, qui a dit sentir "monter la vague", François Hollande assure : "Moi aussi." Selon lui, c'est la "vague de l'exaspération, la vague de la colère, celle du peuple qui n'en peut plus (...) Cette vague, elle monte depuis 5 ans. Nous l'avons vu progresser de scrutin en scrutin : municipales de 2008, régionales de 2010 cantonales de 2011". Selon lui cette "vague de rejet" s'est transformée au fil des mois en "vague d'espérance". "C'est cette vague-là qui submergera l'arrogance, la suffisance, l'outrance !", assure le candidat PS.

"Je ne suis pas candidat contre le candidat sortant, je suis candidat pour la France, pour l'espérance, pour le changement", martèle François Hollande devant un public conquis.

Le candidat PS a par ailleurs pris soin de contesté un à un tous les angles d'attaque du président-candidat. "Je ne laisserai pas faire cette accumulation de contrevérités", a-t-il prévenu. Au chapitre de la fiscalité : "Le voilà qui annonce que mon élection conduirait à davantage d'impôts pour les Français [...]. Mais c'est impossible ! Il en a créé 41 impôts, depuis cinq ans."

Sur la dégradation de la compétitivité : "Celui qui est responsable de la perte du triple A vient nous donner des leçons de gestion sur les finances publiques, l'économie, la compétitivité." Sur l'immigration, enfin : "Je l'ai entendu dire et répéter que je veux une régularisation massive de tous les sans-papiers alors que je n'ai parlé que de régularisation au cas par cas. Sous son autorité, 200 000 nouveaux immigrés sont arrivés chaque année dans notre pays.

Le candidat PS souhaitait que ce meeting soit placé sous le signe du rassemblement, avec son allié Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, à ses côtés.

Jean-Pierre Chevènement a affirmé voir en François Hollande un candidat ayant "une vraie vision d'homme d’État", soulignant son engagement à "réviser le traité mortifère" européen sur les disciplines budgétaires.

François Hollande peut être "le deuxième François de la Ve République", a déclaré le sénateur du Doubs lors d'un meeting de campagne parlant juste avant le candidat PS. "Le traité Merkozy a une logique, c'est de mettre à terre les États", a dénoncé l'ancien ministre PS jugeant qu'avec lui "la puissance serait désormais privée et la puissance publique serait désarmée". "Ce médecin de Molière voudrait tuer le malade qu'il ne s'y prendrait pas autrement", a-t-il lancé.

"Les Français n'accepteront pas sans combattre ce destin en peau de chagrin (...) François Hollande s'est engagé à réviser ce traité mortifère, aidez-le et faites passer le message", a-t-il lancé, saluant "le discours de vérité" du candidat socialiste.

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