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Bélarus : Loukachenko "doit partir", affirme Emmanuel Macron
©TUT.BY / AFP

Crise

Bélarus : Loukachenko "doit partir", affirme Emmanuel Macron

Le chef de l'Etat, dans un entretien au JDD, se dit "impressionné par le courage des manifestants" au Bélarus.

A la veille de son départ pour Vilnius et Riga, le président de la République Emmanuel Macron a confié au JDD son analyse sur la situation au Bélarus, où les manifestations contre Alexandre Loukachenko n'ont pas cessé depuis sa réélection contestée le 9 août, lors d'un scrutin entâché de fraudes massives.

Pour Emmanuel Macron, "ce qui se passe en Biélorussie, c'est une crise de pouvoir, un pouvoir autoritaire qui n'arrive pas à accepter la logique de la démocratie et qui s'accroche par la force. Il est clair que Loukachenko doit partir". Le chef de l'Etat estime que Vladimir Poutine a un rôle à jouer dans cette crise. "La Russie a une relation de très grande proximité avec la ­Biélorussie, d'ailleurs la plupart des manifestants ne remettent pas ce lien en cause", souligne Emmanuel Macron. Il rappelle avoir parlé à Vladimir Poutine le 14 septembre, le jour où il recevait Loukachenko à Sotchi : "e lui ai dit que la Russie a un rôle à jouer, et ce rôle peut être positif s'il pousse Loukachenko à respecter la vérité des urnes et à libérer les prisonniers politiques. C'était il y a quinze jours, nous n'y sommes pas."

Emmanuel Macron revient dans cet entretien sur le courage des manifestants, qui continuent à défiler malgré les arrestations, les passages à tabac et les tortures. "Je suis impressionné par le courage des manifestants. Ils savent les risques qu'ils prennent en défilant tous les week-ends et pourtant ils poursuivent le mouvement pour faire vivre la démocratie dans ce pays qui en est privé depuis si longtemps. Les femmes en particulier, qui défilent tous les samedis, forcent le respect."

Emmanuel Macron effectuera de lundi à mercredi sa première visite en Lituanie et en Lettonie. L'UE comme les pays baltes n'ont pas reconnu son élection et la Lituanie a donné refuge à la cheffe de file de l'opposition bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa. La présidence française a indiqué qu'il n'était "pas exclu" que le président français la rencontre.

Le JDD

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