Ban Ki-moon, acte 2 | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Ban Ki-moon, acte 2
©

ONU

Ban Ki-moon, acte 2

Bilan en demi-teinte pour le secrétaire général de l'ONU qui entame un second mandat.

Faut-il être conciliant avec la Chine et ne pas froisser les Etats-Unis pour exercer deux mandats successifs à la tête de l'ONU ?

Possible, pour Libération. Le quotidien, qui revient sur la reconduite de Ban Ki-moom au poste de Secrétaire général de l'ONU jusqu'en 2016, constate que le Sud-coréen a toujours été plutôt conciliant avec Pékin. Sa discrétion sur la répression des intellectuels ou des dissidents chinois n'est peut-être pas pour rien dans sa réélection, sachant que celle-ci est indissociable de l'approbation du Conseil de sécurité de l'organisation internationale (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie). L'Egyptien Boutros Boutros-Ghali n'avait pas été autorisé à exercer un second mandat, et ses relations avec l'ambassadrice américaine à l'ONU étaient exécrables...

Libération revient sur le bilan "modeste" et le charisme "invisible" du Sud-coréen. "Homme de silences complices", adepte de "la diplomatie des coulisses", le Secrétaire général, "plus secrétaire que général", n'a pas l'aura et n'est pas aussi flamboyant que certains de ses prédécesseurs. Médiateur discret et besogneux, son bilan est mitigé, voire même maigre en Asie où l'ONU est restée relativement impuissante en Birmanie, et surtout au Sri Lanka.

En Afrique et au Proche-Orient, le bilan est également contrasté. L'ONU a été très active dans la résolution de la crise ivoirienne, mais  est restée relativement sourde - et muette - face à Israël. Ban Ki-moon a été un peu plus explicite au sujet des révolutions arabes, appelant au changement démocratique en Egypte par exemple.

L'une des priorités du secrétaire général de l'ONU dans les années à venir concernera l'environnement. Après l'échec des dernières négociations internationales (Copenhague en 2009 et Cancùn en 2010), l'enjeu est primordial. Sur ce sujet, Ban Ki-moon a déjà montré qu'il pouvait prendre ses distances avec les Etats-Unis. Il y a un peu d'espoir, donc...

Lu sur Libération

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !