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Les deux hommes ne s’étaient pas rencontrés physiquement depuis 2006, à Moscou.
Les deux hommes ne s’étaient pas rencontrés physiquement depuis 2006, à Moscou.
©Reuters

Soutien indéfectible

Bachar el-Assad et Vladimir Poutine, réunis à Moscou, affichent leur unité

La réunion de ce mardi soir n’est que la troisième du genre depuis leur accession au pouvoir, en 2000. Pour Bachar Al-Assad, c’est même le premier déplacement à l’étranger depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

Une visite surprise bien calculée, mais discrète. En effet, la venue de Bachar Al-Assad à Moscou n’a été révélée que ce mercredi matin 21 octobre, par le porte-parole du Kremlin. «"Hier (mardi, ndlr) soir, le président de la République arabe syrienne Bachar Al-Assad est venu en visite de travail à Moscou", a ainsi annoncé Dmitri Peskov. La réunion de ce mardi soir n’est que la troisième du genre depuis leur accession au pouvoir, en 2000. Pour Bachar Al-Assad, c’est même le premier déplacement à l’étranger depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

Cette venue s’est faite à la demande du Kremlin, trois semaines après le début de l’intervention militaire russe, dont les frappes aériennes sur le territoire syrien augmentent jour après jour. Accueillant le représentant d’un "pays ami", le chef de l’Etat russe était entouré de son ministre de la défense, Sergueï Choïgou, du premier ministre Dmitri Medevedev et de Nikolaï Patrouchev, ex-patron du FSB (service secret) et secrétaire du Conseil de sécurité de Russie. "Merci d’avoir répondu à notre demande de venir malgré la situation dramatique dans votre pays", a souligné Vladimir Poutine, selon le compte rendu publié sur le site du Kremlin.

A lire aussi - Syrie : chers alliés de l’OTAN, Vladimir Poutine a un message pour vous (très au-delà de Bachar el-Assad)

"Le terrorisme international essaie de prendre sous contrôle de grands territoires, de déstabiliser la région ce qui préoccupe beaucoup de pays, et nous aussi, a insisté le président russe, en qualifiant de "regrettable " la présence, parmi les combattants de l'Etat islamique de " ressortissants de l’ex-URSS dont le nombre est estimé au minimum à 4 000 ". Et d'ajouter : " Nous ne pouvons pas permettre que cette expérience militaire et cet endoctrinement idéologique réapparaissent sur le territoire de Russie ".

Le but de cette rencontre était-il d’affirmer encore un peu plus le soutien russe au dirigeant syrien ? Le « règlement politique à long terme » a bien été évoqué, M. Poutine estimant qu’il ne pouvait se faire qu’avec « la participation de toutes les forces politiques, ethniques et religieuses », mais en fin de compte, a-t-il répété, « le mot de la fin doit rester au peuple syrien ». « Nous sommes prêts à fournir de l’aide, non seulement dans le combat contre la lutte terroriste, mais aussi dans le processus politique. Bien sûr, en relation avec d’autres puissances mondiales et avec les pays de la région intéressés à une solution pacifique du conflit », a encore souligné le chef du Kremlin.

Tout en remerciant chaleureusement son hôte, Bachar Al-Assad a exprimé sa " reconnaissance " à la Russie pour son aide en faveur, a-t-il dit, de la Syrie, de "son unité et de son indépendance. Le plus important, c’est que tout cela se fait dans le cadre de la législation internationale ". Le dirigeant syrien a poursuivi en saluant "les pas politiques effectués par la Fédération de Russie depuis le début de la crise qui n’ont pas permis au ­terrorisme de se développer selon un scénario beaucoup plus tragique (…). Chacun comprend que les actions militaires supposent ensuite des étapes politiques". Ces étapes n’ont fait l’objet d’aucune précision, Bachar Al-Assad s’étant contenté de souligner que  le terrorisme est un obstacle réel sur le chemin du règlement politique ".

Lu sur Le Monde

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