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Autriche : l'extrême droite obtient les ministères de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de la Défense et de la Fonction publique
©ALEX HALADA / AFP

Coalition

Autriche : l'extrême droite obtient les ministères de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de la Défense et de la Fonction publique

Le gouvernement de coalition dirigé par le chancelier conservateur autrichien Heinz-Sebastian Kurz a été annoncé ce samedi, sur un haut lieu de la résistance autrichienne contre l'empire ottoman.

La droite et l'extrême droite autrichiennes ont formellement lancé leur coalition samedi, suite à l'accord de gouvernement conclu vendredi soir entre le jeune chancelier Sebastian Kurz, vainqueur des dernières élections législatives, et Heinz-Christian Strache, leader du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ).

Cet accord octroie au FPÖ les ministères de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères, du Sport et de la Fonction publique. L'Intérieur et les Affaires étrangères avaient jusqu'à présent toujours échappé à cette formation d'extrême droite, déjà présente dans un gouvernement en 2000. En outre, Heinz-Christian Strache, assumera pour sa part les fonctions de vice-chancelier.

L'Autriche va ainsi devenir le seul pays d'Europe occidentale avec un parti d'extrême droite au gouvernement. Le pacte de gouvernement "exclut" qu'un référendum sur une éventuelle sortie de l'UE puisse être organisé, a prévenu le chancelier.

L'annonce de ce gouvernement a eu lieu sur le mont du Kahlenberg, à Vienne, symbolique pour les patriotes autrichiens. C'est en effet sa reprise par les forces chrétiennes coalisées par le roi polonais Jean III Sobieski qui avait marqué la fin du siège de Vienne par les Ottomans, en 1683, et le début du reflux des armées musulmanes d'Europe centrale.

En réaction à cet accord de gouvernement, le président autrichien, l'écologiste Alexander Van der Bellen, a déclaré que "la convention européenne des droits de l'Homme doit rester notre boussole" et qu'il veillera à ce que certaines lignes rouges ne soient pas franchies en matière de respect des droits de l'Homme et d'engagement européen.

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