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Attentat de Paris : les confidences chocs de Mohamed Abrini
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Terrorisme

Attentat de Paris : les confidences chocs de Mohamed Abrini

Dans son audition du 1er juin 2016, dévoilé par France Inter, l'"homme au chapeau" a raconté les dernières heures des terroristes avant l'attaque de Paris et ce qui s'est passé ensuite.

Ce mardi 4 avril, France Inter a dévoilé l'audition du 1er juin 2016 de Mohamed Abrini, qui a participé aux préparatifs des attaques parisiennes du 13 novembre 2015, puis du 22 mars à Bruxelles. Il y raconte les dernières heures des terroristes avant l'attaque de Paris et ce qui s'est passé ensuite.

"Ils étaient calmes, tranquilles"

C'est lui qui a amené les frères Abdeslam jusqu'en région parisienne pour réserver les planques des différents commandos. Le premier endroit dans lequel les terroristes se retrouvent est Charleroi. "Tous les gars qui étaient dans l'appartement, dans le convoi c'étaient mes derniers potes (...) Dans ma tête je sais qu'ils vont aller vers la mort. (...) C'est comme si je les accompagne vers leurs derniers instants", se souvient l'homme de 32 ans.

Le 12 novembre 2015, la veille de l'attentat, ils changent de planque et vont à Bobigny.  Là-bas, "ils étaient calmes, tranquilles. Ils préparaient à manger dans la cuisine, regardaient la télé. Je ne voyais pas de stress en eux", explique celui qui est incarcéré en Belgique depuis son arrestation dans la commune bruxelloise d'Anderlecht le 8 avril 2016. C'est alors qu'Abrini se sépare d'eux et repart en Belgique en taxi.

130 personnes sont mortes et de nombreuses sont blessés la nuit du 13 novembre. Salah Abdeslam lui, rentre en Belgique où il retrouve Abrini.  "Il était pâle, fatigué", confie ce dernier. "Il m'a dit que voilà c'était fait", ajoute-t-il.  

En cavale 
 
Au fil des jours et des semaines qui ont suivies, les terroristes ont changé de nombreuses planques. D'abord, ils se cachent à Schaerbeek.  A l'étage, il y avait "un genre de bac avec de la poudre qui sert au TATP et des fils", précise Abrini. Puis, ils partent à Jette. "C'était tout petit et on était à six dedans", souligne Mohamed Abrini.  "En plus, il y avait beaucoup d'humidité. Je n'ai pas vu de fabrication d'explosifs là-bas. Pour préparer ces choses-là, il faut de l'espace, un appartement en hauteur, c'est ce que Najim [Najim Laachraoui, qui a participé à la confection des ceintures explosives du 13 novembre, puis des bombes du 22 mars avant de mourir en kamikaze dans l'aéroport de Zaventem, NDRL] m'avait dit car l'odeur est insoutenable", détaille-t-il au juge d'instruction. 
 

En arrivant rue Dries, à Forest, ils se séparent en deux groupes. Mohamed Belkaïd, Salah Abdeslam et Sofien Ayari restent dans l'appartement. Mohamed Abrini, Najim Laachraoui et Ossama Krayem rejoignent une dernière planque, depuis laquelle ils partiront pour commettre les attentats du 22 mars à Bruxelles et Zaventem. Mohamed Belkaïd a été tué lors de l'intervention policière à Forest, Salah Abdeslam et Sofien Ayari ont essayé de s'enfuir mais ont finalement été arrêtés par les autorités belges quelques jours plus tard. 

 

 

Lu sur France Inter

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