La nuit du Nouvel An, un homme a ouvert le feu sur des centaines de personnes qui faisaient la fête dans la discothèque Reina, au bord du Bosphore. Il a tué 39 personnes dont 27 étrangers et a fait de nombreux blessés. L’attaque a été revendiquée par Daech. Son auteur se prénomme Abdulgadir Masharipov, selon l'agence progouvernementale Anadolu. L'agence de presse Dogan a indiqué pour sa part qu'il utilisait comme nom de code, au sein de Daech, Abou Mohammad Khorassani. Il avait déjà été identifié sous ce nom par les services de renseignement et la police anti-terroriste d'Istanbul comme un Ouzbek de 34 ans, faisant partie d'une cellule de Daech en Asie, selon des articles parus dans la presse turque le 8 janvier. Lundi soir à Istanbul, après une longue chasse à l'homme, la police turque a enfin arrêté ce terroriste en cavale depuis plus de quinze jours. Selon TRT, l'arrestation s'est produite lors d'un coup de filet mené conjointement par la police et les services secrets turcs MIT. Quelque 2 000 policiers ont été mobilisés au cours de cette opération, avec le soutien des services de renseignement, selon Sahin. La police s'est rendue à 152 adresses et y a arrêté 50 personnes, a ajouté le gouverneur. La police avait repéré la cachette du suspect trois jours auparavant et l'avait suivi pour pouvoir identifier ses complices. L'homme a été interpellé alors qu'il se trouvait avec son fils de quatre ans dans un appartement du quartier stambouliote d'Esenyurt. L'agence de presse Dogan a publié une photo du suspect, le visage ensanglanté et vêtu d'un T-shirt, fermement maintenu au cou par un policier. En effet, il s’est avéré qu’il n’ jamais quitté la vielle puisque les autorités avaient renforcé depuis l'attentat les contrôles aux frontières pour éviter que l'assaillant ne leur échappe. Il semblerait que le minutieux travail des services secrets et de la police a finalement payé.