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Ca balance

Arnaud Montebourg s'attaque à la "gauche caviar" et dit "Bercy pour ce moment"

L'ancien ministre de l'Economie a réglé ses compte avec ses anciens collègues du gouvernement lors d'un concours d'éloquence des avocats du barreau de Paris.

Avant d'être le ministre de l'Economie que l'on sait, Arnaud Montebourg a été avocat. Et il ne s'est pas fait prier jeudi soir pour revenir à ses premiers amours. Accueilli par des applaudissements à la salle de la Mutalité à Paris, l'ancien candidat aux primaires PS participait au concours d'éloquence des avocats du barreau de Paris. Pour lui, les thèmes étaient adaptés et l'ex-ministre a pu se faire le défenseur de la gauche.

Sous couvert de métaphores, il a semé critiques et remarques. Au programme de cet exercice, deux thèmes : "Faut-il dire Bercy pour ce moment" et "Peut-on régner sur la gauche avec le charisme d'un esturgeon". Pour le premier sujet, Arnaud Montebourg a livré une argumentation en faveur de la loi Macron louant les intentions de l'actuel locataire de Bercy. Il a dénoncé le quotidien des Français confrontés aux "monopoles archaïques de l'histoire", aux "oligopoles" des professions réglementées. Des propositions qu'il avait lui-même élaborées alors qu'il était encore au gouvernement.

Pour le deuxième sujet, Arnaud Montebourg s'en est d'abord pris à l'ENA, dont est issu la plupart de la classe politique. Il a tancé cette "école de savants, de sectaires", une "école de l'arrogance", par opposition au barreau, l' "école de l'humilité". Une critique pour ensuite attaquer François Hollande et la "gauche caviar". "Les héritiers, la noblesse d'Etat, nés pour gouverner, [...] ils sont de gauche, ils sont de droite, ils sont interchangeables !", a-t-il lancé. Avant de conclure, "les esturgeons ne portent pas de chapka", en référence au dernier voyage du président de la République au Kazakstan. 

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